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Assemblée des cols bleus: l’ancien président menacé

Les discussions de M. Parent (à gauche) avec les journalistes ont d’ailleurs été filmées par un des membres du syndicat (à droite), pour «savoir ce qui se dit», a-t-on expliqué au Journal.
Améli Pineda Les discussions de M. Parent (à gauche) avec les journalistes ont d’ailleurs été filmées par un des membres du syndicat (à droite), pour «savoir ce qui se dit», a-t-on expliqué au Journal.

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L’ancien président des cols bleus de Montréal Michel Parent a porté plainte à la police après qu'on l'eut menacé de lui «arracher la tête» pour avoir parlé à des journalistes avant l’assemblée générale, samedi.

«Personne ne va m’empêcher de dire ce que je pense. Ça n’a pas de sens, de se faire menacer parce qu’on s’adresse aux médias», a dit M. Parent.

Ses discussions avec les journalistes ont d’ailleurs toutes été filmées par un des membres du syndicat, pour «savoir ce qui se dit», a-t-on expliqué au Journal.

L’ancien président est l'un des rares cols bleus à avoir accepté de parler aux médias samedi matin, alors que l’actuelle présidente, Chantal Racette, est la cible des critiques virulentes de plusieurs membres de son exécutif.  

«Pas de commentaires», ont répété, les uns après les autres, les cols bleus croisés lors de cette première rencontre syndicale de l’année 2017.

Ils ont appris la semaine dernière que Mme Racette avait puisé dans la caisse du syndicat pour payer des cotisations personnelles à son fonds de pension, comme le révélait vendredi notre Bureau d’enquête.

Tension

M. Parent dit avoir été apostrophé dès son entrée à l’assemblée générale. Des cols bleus lui reprochent d’être trop bavard avec les journalistes.

«La liberté d’expression, il me semble que ça existe encore. Si quelqu’un me pose une question, je ne vois pas pourquoi je n’aurais pas le droit de répondre», dénonce M. Parent.

La tension aurait monté après qu'un col bleu l’eut menacé de lui «arracher la tête» et de lui «fermer la gueule».

«C’est un col bleu retraité qui a toujours été très actif dans le syndicat. Il m’a dit qu’il n’avait pas peur d’aller en prison», souligne M. Parent, qui refuse de révéler l'identité de l'homme qui a proféré ces menaces.

Ce dernier aurait été expulsé de la salle vers 10 h 30. Quelques minutes plus tard, M. Parent quittait les lieux pour se rendre au poste de police en face de l'endroit où se tenait l’assemblée, rue Bélanger, à Montréal.