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Il amasse 1 M$ pour aider les autres

La vie d’un homme d’affaires des Laurentides a été transformée par un cancer de la gorge

françois marcil
Photo courtoisie François Marcil (2e à partir de la droite) organise chaque année un souper-bénéfice pour les organismes des Laurentides. Il est en compagnie (de g. à d.) de Luc Charbonneau et Carole Asselin, de la Maison des jeunes de Saint-Sauveur/Piedmont; de Gina Frost, adjointe chez Immobilier Marcil; et de Carole Legault, du Garde-manger des Pays-d’en-Haut.

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SAINT-SAUVEUR | Un homme d’affaires qui se dit privilégié n’a pourtant pas échappé à la maladie. En rémission d’un cancer de la gorge, il a amassé plus de 1 M$ pour aider d’autres personnes qui n’ont pas eu sa chance dans la vie.

François Marcil, 69 ans, a été président des 17 centres de rénovation Marcil durant 45 ans.

Homme d’affaires reconnu dans les Laurentides, il admet qu’il a eu de la chance tout au long de sa vie.

Mais à 65 ans, le cancer l’a frappé. «C’était mon cadeau de fête», dit-il, sarcastique.

Trois médecins privés lui avaient pourtant dit qu’il n’avait pas de cancer et qu’il ne s’agissait que d’un kyste bénin.

Pourtant, après l’extraction de la tumeur, les spécialistes étaient formels: il s’agissait plutôt d’un vilain cancer.

«J’étais vraiment fâché, parce que trois médecins du secteur privé m’avaient dit de ne pas m’inquiéter. Pourtant, c’était très clair, que c’était un cancer, dans les résultats», confie-t-il.

Il a donc entamé des traitements de radiothérapie combinés à de la chimiothérapie deux jours avant son anniversaire, le 3 décembre 2013.

Optimiste

Éternel optimiste, M. Marcil raconte qu’il n’a pas eu de choc lorsqu’il a appris la nouvelle.

«Je me suis dit qu’au moins, ça m’arrivait seulement à 65 ans. En plus, je n’ai jamais eu peur de mourir.»

Il a combattu la maladie durant deux ans, mais est aujourd’hui rétabli.

«J’ai beaucoup souffert, je ne pouvais plus avaler et j’avais des hallucinations à cause des médicaments. J’étais vraiment très faible.»

Plus d’un million

Le fait d’avoir envisagé la possibilité d’une mort prématurée lui a toutefois donné encore plus d’empathie et l’a motivé à donner au suivant.

Fortuné, il a toujours soutenu les organismes locaux et voue une admiration particulière aux jeunes qui veulent réussir.

C’est pourquoi il organise chaque année, depuis 10 ans, un souper-bénéfice rassemblant d’autres gens d’affaires.

Depuis le début de ses initiatives, le souper de François Marcil a permis de verser plus d’un million de dollars à la communauté.

«Je sais que tout ce que je touche fonctionne et, dans la vie, je réussis. Je n’ai jamais eu de regrets. Je redonne à la vie ce qu’elle m’a donné. Je vois ça comme ça. Je suis chanceux, mais la maladie a amplifié ma générosité», ajoute-t-il.

pas près d’arrêter

Il admet qu’il doit son attitude positive aux membres de sa famille.

«À l’hôpital, je voyais des gens seuls et très malades. Moi, j’avais mes proches et, sans eux, je ne sais pas comment je serais passé au travers.»

Son combat contre le cancer lui a aussi donné l’énergie de continuer à mobiliser la communauté pour aider les autres, pour soutenir différentes causes.

«Avant d’être malade, je voulais arrêter les soupers-bénéfices, avoue-t-il. C’est beaucoup de sollicitation et d’énergie, et je manquais de temps. Mais là, c’est sûr que je continue. C’est important d’aider les autres. C’est comme ça que je fais ma part.»

Ses implications

  • A agi à titre de patron d'honneur lors du Gala des grands chefs de la Société canadienne du cancer (SADC)
  • Il est mentor accrédité de la SADC des Laurentides auprès des jeunes entrepreneurs
  • Remet des sous aux maisons de soins palliatifs des Laurentides chaque année
  • Organise des visites de son jardin privé au profit de la Société Alzheimer des Laurentides
  • Finance des projets reliés à la Maison des jeunes de Saint-Sauveur/Piedmont.