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Gélinas gagne son pari

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C’est maintenant chose faite: Karl Gélinas a fait sa niche au sein des Pericos de Puebla, de la Ligue mexicaine de baseball.

Exception faite du département marketing des Capitales de Québec, qui avait certainement de bonnes idées impliquant le droitier pour la saison 2017, personne ne pleure le départ de celui qui voulait tant se faire valoir dans une ligue de calibre supérieur.

«Évidemment, c’est un gros défi pour nous, a admis sans détour l’entraîneur des Capitales, Patrick Scalabrini, qui devra mettre la main sur un autre lanceur de fort calibre pour compléter sa rotation de partants. Mais Karl veut une opportunité depuis longtemps et là, notre chum l’a, son occasion», a-t-il expliqué avec un enthousiasme sincère.

«Je suis très heureux. Très fier aussi, a pour sa part lancé Gélinas, joint au Mexique, quelques heures après avoir appris sa sélection. Le dernier mois a passé très vite, j’ai un peu de difficulté à croire que ça va commencer pour vrai. Ça prouve toutefois que même à 33 ans, il ne faut jamais abandonner si on croit en soi», a-t-il précisé devant cette chance qu’il qualifie «d’inespérée».

Pression et doute

S’il est fort heureux d’avoir été retenu par sa nouvelle équipe, Gélinas avoue qu’il a longtemps été gardé dans le noir, à l’instar de ses nouveaux coéquipiers.

«J’ai signé mon contrat il y a trois jours, je pensais que c’était donc réglé, mais ils sont bons pour semer le doute, ici. Ils mettent de la pression sur les joueurs étrangers, on dirait qu’ils veulent qu’on ne soit pas trop confortable et qu’on continue de performer. Hier [lundi], à la pratique, on a su sur le terrain, en voyant les autres joueurs, qui avait fait l’équipe», a-t-il dit, un peu amusé par la façon de faire les choses.

Gélinas précise aussi que sept joueurs étrangers sont toujours avec l’équipe, dont un blessé, et que la limite est de six.

«On ne sait pas ce qui va arriver quand le blessé va revenir», a-t-il spécifié.

Gélinas ne connaît pas son rang dans la ­rotation des partants.

Une voie vers l’Asie ?

Gélinas a remarqué une réalité bien intrigante au Mexique.

«Ici, tout le monde parle de l’Asie. J’ai l’impression que la ligue est une porte d’entrée pour aller jouer au Japon ou en Corée, et réussir à faire plus d’argent», a-t-il expliqué, précisant être pour sa part enchanté des conditions qui lui ont été offertes pour sa première saison. Surtout que ces conditions risquent de s’améliorer s’il réussit à faire sa niche au sud des États-Unis.

La route mexicaine peut sembler taillée sur mesure pour un joueur qui désirerait être remarqué par le baseball majeur, mais il n’en est rien, du moins, si l’athlète en question n’a pas l’expérience des grandes ligues derrière sa cravate.

«Je pense que si une équipe de baseball majeur me remarquait ici, je devrais passer par le baseball affilié, a-t-il indiqué. Un gars qui a déjà joué dans les majeures aurait probablement droit à la voie rapide, mais je pense que ce ne serait pas mon cas.»

Parmi les autres particularités de la ligue du Mexique, sachez notamment que les Pericos de Puebla demandent entre 60 $ et 140 $ par billet pour assister à leurs matchs, une somme égale, voire supérieure, à celle demandée par ­certaines équipes des majeures aux États-Unis.