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Montréal compte emprunter plus de 221M$ pour moderniser ses services informatiques

Montréal compte emprunter plus de 221M$ pour moderniser ses services informatiques
Photo d'archives

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Le responsable des technologies de l’information au comité exécutif de la Ville de Montréal, Harout Chitilian, a même indiqué mardi que le montant grimpera à 300M$ éventuellement.

Cet emprunt, qui couvre la réalisation de 71 projets informatiques sur les trois prochaines années, doit permettre la concrétisation de projets de la ville intelligente, de projets facilitant les déplacements des citoyens, la modernisation des télécommunications et le rehaussement des systèmes informatiques actuels.

La ville centre se charge d’assumer un emprunt de 108M$, qui a été adopté mardi au conseil municipal, et le conseil d’agglomération de Montréal doit adopter à sa prochaine séance un emprunt de près de 113M$. Montréal contribue à 82% au budget du conseil d’agglomération.

Les projets ayant droit aux plus gros montants sont la modernisation des télécommunications, qui inclut le déploiement d’un réseau de fibre optique appartenant à la Ville (20M$), l’acquisition d’un système de taxation qui permet la gestion de la perception (20M$) et la modernisation du système de gestion des ressources humaines et de la paie (17M$).

On compte également le projet de cour municipale numérique, le remplacement de la plateforme de gestion des loisirs municipaux, la création de Géo-Trafic pour visualiser en temps réel la circulation automobile sur les artères et l’implantation d’un système de perception des recettes dans les arrondissements.

L’opposition s’est inquiétée d’un emprunt aussi colossal. «Peut-être que la Ville a des standards excessivement contraignants, ou un problème de coordination des projets, ce qui fait gonfler les coûts», a questionné Justine McIntyre, chef de Vrai changement pour Montréal. On gère une ville pas une boite de développement technologique.»

Harout Chitilian a expliqué ces dépenses par la nécessité de faire un important redressement des services informatiques de la Ville.

«Quand je suis arrivé en poste, le patient avait tellement saigné qu’il était dans le coma et en état végétatif. Il a besoin d’un traitement choc pour être remis en état», a-t-il réagi.