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Au service de La Bolduc

André Brunet, membre de la formation De Temps Antan, considère que le milieu de la musique traditionnelle a beaucoup évolué, au cours des dernières années.
Photo courtoisie André Brunet, membre de la formation De Temps Antan, considère que le milieu de la musique traditionnelle a beaucoup évolué, au cours des dernières années.

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Entre deux spectacles offerts avec la formation De Temps Antan, le violoniste André Brunet a de quoi se garder bien occupé. En plus d’être le porte-parole de la deuxième édition du Festitrad, qui aura lieu du 7 au 9 avril à Saint-Gabriel, dans Lanaudière, il agit également à titre de musicien au sein de la production du film La Bolduc, dont le tournage prendra fin le 24 avril.

Né dans une famille artistique où la musique traditionnelle était omniprésente, André Brunet a toujours cultivé un ­intérêt pour ce genre musical.

Au cours des dernières années, celui qui se qualifie de «folkloriste» a eu la chance de travailler à titre de musicien sur ­différentes productions, dont le film Louis Cyr: L'homme le plus fort du ­monde. Aujourd’hui, c’est à La Bolduc qu’il prête son talent.

«Ce que je trouve intéressant, avec La Bolduc, c’est qu’à son époque, dans les années 1920, la musique traditionnelle n’était pas encore folklorique, a-t-il ­souligné, en entrevue. C’était de la ­musique populaire.»

Le musicien a aussi reçu le mandat de «coacher» certains acteurs, dont Émile Proulx-Cloutier. Ce dernier incarne le ­mari de La Bolduc, que l’on voit jouer du violon à l’occasion de certains «partys», dans le film.

«Comme c’est un film sur la musique, c’est important de s’assurer que les ­acteurs savent quoi faire pour agir ­comme de réels violoneux, a-t-il expliqué. L’objectif, c’est que ça ait l’air vrai.»

Bien vivant

Selon André Brunet, le Festitrad se veut une belle occasion, pour le public, de constater que le milieu de la musique ­traditionnelle se porte bien, au Québec.

L’événement pourra d’ailleurs compter sur la présence d’artistes comme ­Musique à bouches, De Temps Antan, Les Campagnards, André Marchand, Grey Larsen, Bernard Simard, Olivier Demers et Les Charbonniers de l’Enfer, cette ­année.

«Je connais toute la gang, a affirmé ­celui qui prendra part à deux concerts et qui offrira un atelier de violon, dans le cadre de l’événement. Un festival qui ­parle de nos racines, de notre musique ­traditionnelle [...] nous avons besoin de ça pour pouvoir nous identifier en tant que nation, en tant que culture.»

Optimiste, le musicien se réjouit de l’évolution qu’a connue le milieu de la musique traditionnelle, au cours des ­dernières décennies.

«On sent, depuis quelques années, que ça devient in de pouvoir se brancher sur quelque chose qui nous ramène à nos ­racines, a-t-il dit. C’est l’fun de voir qu’il y a des jeunes qui, par exemple, vont faire leurs études en musique traditionnelle au cégep, à Joliette. Il y a eu une évolution. Nous ne sommes plus dans les années 1970.»


Toutes les informations concernant la deuxième édition du Festitrad se ­trouvent à l’adresse festitrad.com.