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L’éducation qui dit toujours non

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Je l’ai souvent écrit, le milieu de l’éducation est un milieu conservateur. Il est difficile d’y apporter des changements et de modifier les habitudes. Nous en avons eu une preuve cette semaine avec le Lab-école, le nouveau projet du gouvernement.

Les vrais boss

D’abord, il est vrai que ce projet est mal pensé: trois hommes pour dire à un milieu de femmes comment faire et penser leur école, c’est se mettre inévitablement en opposition en partant. C’est un cliché: les femmes exécutent et les hommes rêvent et décident, un retour au conservatisme des années 50.

De plus, les trois protagonistes ont tenté de rassurer les milieux sur leur nomination en donnant des exemples de leur réflexion; ce faisant, ils ont fait état des mythes et des préjugés sur les écoles, sans compter le fait qu’ils ont oublié certaines règles.

Pour n’en donner qu’un exemple, Ricardo Larrivée a osé proposer des tartines avec du beurre d’arachides au déjeuner. Ne sait-il pas que cela est interdit à l’école depuis les années 90?

Non, probablement qu’il ne le sait pas. Il proposait une solution pour aider les enfants à manger plus sainement et pour qu’ils apprennent à se faire à manger et adoptent des comportements plus adéquats.

Visiblement, il n’est pas apte à repenser l’école, non?

La boîte à rêver

Certes, le projet a été mal lancé, le gouvernement bégaie depuis le début pour nous expliquer la vision et la construction de ce nouveau bateau. Il est aussi déplorable de voir que, pendant les mois de chaînes humaines, le monde de l’éducation demandait des investissements majeurs, et que, d’un coup de baguette magique, on libère 1,5 million pour rêver d’éducation. Cependant, si pour une fois on sortait de la boîte et que les milieux de l’éducation participaient, nous pourrions peut-être rêver d’une proposition d’avenir pour nos écoles.