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Pornographie infantile sur l’ordinateur du président tchèque : pas un piratage

Milos Zeman
Photo AFP Milos Zeman

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L’affaire lancée par le président tchèque Milos Zeman ayant récemment accusé des pirates américains d’avoir introduit de la pornographie infantile dans son ordinateur a été vite close par la police, qui s’est bornée à affirmer l’absence de traces de piratage informatique.

La police a refusé de répondre sur la présence ou non de contenus pornographiques sur la console du chef de l’État, qui briguera un deuxième mandat en janvier prochain, ou sur la manière dont ce genre de contenus auraient pu y être introduits.

«La police de la République tchèque s’est occupée de cette affaire par obligation formelle, néanmoins l’enquête est déjà close, car on n’a constaté aucun soupçon de comportement illicite», a déclaré à l’AFP la porte-parole de la présidence de la police tchèque, Ivana Nguyenova.

«Nous ne communiquerons pas les détails de cette affaire, en raison de l’absence d’une raison légale», a-t-elle ajouté.

Le président tchèque âgé de 72 ans avait affirmé le 26 mars à l’antenne de la radio Frekvence 1 qu’«il y a environ un an, quelqu’un a installé de la pornographie infantile» sur son ordinateur se trouvant dans sa résidence secondaire au château de Lany, près de Prague.

M. Zeman avait affirmé avoir envisagé de porter plainte, mais changé d’avis après avoir consulté ses informaticiens.

Ces derniers lui auraient dit qu’il s’agissait d’une attaque informatique contre son ordinateur, dirigée depuis l'Alabama aux États-Unis.

Les affirmations du chef de l’État tchèque connu pour des déclarations controversées et qui, selon ses propres paroles, n’a commencé à utiliser l’ordinateur que relativement récemment, se sont aussitôt heurtées à une méfiance des médias pragois.

Selon Ales Spidla, expert en matière de sécurité informatique cité lundi par le site d’information www.aktualne.cz, le président aurait pu tomber sur un site contenant de la pornographie infantile déjà recherché plus tôt sur le même ordinateur par quelqu’un d’autre.

«Il n’est pas facile d’arriver à un tel contenu. Pour y arriver, il faut le vouloir. Je pense plutôt que quelqu’un d’autre est allé sur un tel site sur ce même ordinateur, avant le président», a indiqué M. Spidla.


 

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