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50 % des routes en mauvais état : un «échec libéral», affirme Legault; «insoutenable», dit Lisée

50 % des routes en mauvais état : un «échec libéral», affirme Legault; «insoutenable», dit Lisée
Photo Simon Clark

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Le gouvernement Couillard a échoué à remettre en état les routes du Québec, estiment les partis d’opposition.

«Les libéraux sont au pouvoir depuis 2003. Ça va faire 15 ans. C'est le bilan des libéraux. 50 % des routes qui sont avec des problèmes, qui ne sont pas en bonne condition. C'est un échec libéral clair», a dit le chef caquiste François Legault mardi à l’Assemblée nationale.

50 % des routes en mauvais état : un «échec libéral», affirme Legault; «insoutenable», dit Lisée
Photo d'archives, Simon Clark

«Rappelons-nous, l'accident du viaduc de Laval où tout devait régler sur un certain nombre d'années», a-t-il ajouté.

Le chef péquiste Jean-François Lisée a renchéri : «j’ai vu le bilan et je suis catastrophé. C'est insoutenable qu'on doive constamment refaire l'asphalte sur toutes les routes dans des périodes de 5 à 10 ans», a-t-il lancé.

50 % des routes en mauvais état : un «échec libéral», affirme Legault; «insoutenable», dit Lisée
Photo d'archives, Simon Clark

Le Journal a révélé mardi matin que 50 % des chaussées de la province sont en mauvais ou en très mauvais état. Malgré des réparations qui ont coûté 780 M$ en 2016-2017, le déficit d’entretien du ministère des Transports du Québec (MTQ) pour les routes va continuer d’augmenter en 2017-2018 pour s’élever à 6,3 milliards $. Ce déficit était de 5,2 milliards l’an dernier.

Concrètement, il y a davantage de chaussées décrépites. Cette année seulement, 1800 km de routes s’ajoutent aux tronçons qui ont atteint «une durée de vie de moins de trois ans».

Moins de routes, plus de transport en commun?

Le chef péquiste a lancé des pistes de solutions et croit même qu’il faudrait se demander s’il n’y a pas trop de routes au Québec. «Il faut se poser l'ensemble de ces questions-là», a-t-il dit.

«Est-ce que c'est moins de poids lourds sur les routes? Plus de transport en commun? Modifier la composition de l'asphalte et du ciment? Ça ne se peut pas que ce soit comme ça qu'on va faire les choses pour l'avenir prévisible», a ajouté M. Lisée.