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Les policiers de la GRC du Québec veulent se syndiquer

Serge Bilodeau, président de l'Association des membres de la police montée du Québec (AMPMQ).
Photo Courtoisie Serge Bilodeau, président de l'Association des membres de la police montée du Québec (AMPMQ).

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 Les policiers québécois de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont déposé aujourd’hui une demande pour être représentés par un syndicat.  

«Cette étape décisive vers la reconnaissance de nos droits à s'associer et à négocier nos conditions de travail est le fruit de plus d'une trentaine d'années de militantisme soutenu et de travail acharné», a déclaré Serge Bilodeau, président de l'Association des membres de la police montée du Québec (AMPMQ) dans un communiqué de presse diffusé mardi matin.

Jusqu’à tout récemment, la GRC était le seul corps policier du Canada qui empêchait ses membres de se syndiquer. Au terme de dizaines d’années de négociations et de tentatives ratées, un jugement rendu en janvier 2015 par la Cour suprême du Canada a finalement permis aux gendarmes de se syndiquer. Une demande d’accréditation syndicale a ainsi été déposée ce matin à la Commission des relations de travail et de l'emploi dans la fonction publique au nom de tous les gendarmes québécois.

M. Bilodeau aurait souhaité que l’ensemble des membres de la GRC dépose cette demande conjointement. Or, l’AMPMQ et les deux associations qui représentent les autres provinces canadiennes n’ont pas réussi à s’entendre.

«Nous demeurons ouverts aux discussions si nos collègues des autres associations le souhaitent», a ajouté M. Bilodeau.

Le président se réjouit du fait que les membres pourront défendre leurs droits, notamment en ce qui a trait au harcèlement, aux effectifs, au matériel et à la discipline.

«Ce sont des enjeux sur lesquels les autres services de police et leurs associations respectives ont leur mot à dire et c’est ce que les membres de la GRC recherchent, a précisé M. Bilodeau. Ils ne demandent ni plus ni moins que ce qui est accordé à travers le pays à tous les autres policiers.»