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Un cas qui n’est pas isolé, selon la CAQ

Des feuilles de présence seraient remplies abusivement

Jean Francois Roberge
Photo Simon Clark Jean-François Roberge, CAQ

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La gammick qui serait utilisée dans certains centres de formation afin d’obtenir plus de financement pour des élèves qui ne sont pas en présence d’un enseignant serait plus répandue qu’on le croit, selon la CAQ.

Le Journal révélait mardi que des feuilles de présence qui ne reflètent pas les plages horaires réelles à l’éducation aux adultes permettraient à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) d’obtenir environ 800 $ de trop par jour pour un seul cours.

«Je soupçonne que ce genre de tour de passe-passe se pratique ailleurs, car l’éducation aux adultes est sous-financée à la grandeur du Québec», affirme Jean-François Roberge, porte-parole en matière d’éducation pour la Coalition avenir Québec (CAQ).

«On m’a aussi informé d’une classe où on inscrivait “présent” pour plus d’élèves qu’il n’y avait de pupitres. Je sais que ça se fait», indique M. Roberge.

Selon nos sources, des enseignants se sentiraient «obligés de tricher» par cette façon de faire, de peur que le service qu’ils offrent ne soit coupé par manque de financement.

« Intenable »

«La [CSMB] a mis les enseignants dans une position intenable», s’indigne Alexandre Cloutier, du Parti québécois.

«Nous demandons que l’ensemble des programmes soit analysé pour s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un comportement répandu», ajoute-t-il.

«C’est vrai que, souvent, on est laissés pour compte [par le ministère de l’Éducation]», avoue Hélène St-Laurent, présidente de l’Association québécoise des intervenantes et des intervenants en formation générale des adultes.

Le milieu est aux prises avec un problème d’absentéisme des élèves adultes, alors que le financement de ce secteur repose justement sur le nombre d’heures qu’ils passent en présence d’un enseignant, explique Mme St-Laurent.

«Des vérifications sont en cours auprès de la CSMB sur les consignes données au personnel, la déclaration de clientèle et le contenu [du cours visé]», a indiqué mardi Marie B. Deschamps, attachée de presse du ministre.