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École à la maison : pas d’uniformité parmi les commissions scolaires, reconnaît le ministre Proulx

Le ministre de l’Éducation du Québec, Sébastien Proulx
Photo Simon Clark Le ministre de l’Éducation du Québec, Sébastien Proulx

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QUÉBEC - Le ministre de l’Éducation du Québec, Sébastien Proulx, n’est pas en mesure de confirmer si les élèves qui font l’école à la maison reçoivent partout une éducation qui respecte un certain standard de qualité.

«En ce moment, [l’école à la maison est régie] par un guide de référence qui est appliqué par les Commissions scolaires, mais pas partout de la même façon», a admis M. Proulx, lors d’une mêlée de presse, jeudi.

Le «Journal de Québec» révélait jeudi matin que le nombre d’enfants qui font l’école à la maison a plus que doublé en dix ans, passant de 800 à 2000.

«Je sais que dans certains milieux, on applique [ce guide] de façon très stricte [mais] parfois, on ne soutient pas [les parents] dans l’apprentissage de leurs enfants», a-t-il ajouté.

Pour pallier ce problème, le ministre Proulx a l’intention de déposer un projet de loi au printemps sur la scolarisation à la maison afin d’avoir «un meilleur encadrement de la pratique» d’y jeter «un regard nouveau».

«On veut s’assurer que [la scolarisation à la maison] ne devienne pas une voie de contournement pour masquer la scolarisation», a-t-il ajouté.

Difficultés d’apprentissage

Par ailleurs, selon l’article du «Journal de Québec», plusieurs parents ont admis avoir sorti les enfants de leur école parce qu’elle ne convient plus aux besoins particuliers de leurs enfants.

À cet égard, le ministre croit que les investissements à venir viendront contrecarrer cette tendance.

«Les parents qui voient une certaine détresse, en se disant "J’ai l’impression de ne pas avoir de service, il faudrait que je fasse [la scolarisation] moi-même", vont voir d’un bon œil les mesures qu’on met de l’avant», a expliqué le ministre Proulx.

Le député de la Coalition avenir Québec et ancien professeur au primaire, Jean-François Roberge, n’a toutefois pas été impressionné par les explications du ministre.

«Depuis trois ans, on a eu des compressions sauvages, et dans les commissions scolaires on a coupé dans les professionnels qui viennent en aide aux enfants les plus vulnérables. Et les parents se disent que tant qu’à ne pas avoir de services à l’école [...], je vais le garder à la maison», croit M. Roberge.

«Le gouvernement ne prend aucune mesure pour s’assurer de la qualité des services [des élèves à domicile]. Les commissions scolaires devraient avoir plus de moyens pour accompagner les jeunes qui font l’école à la maison», a-t-il ajouté.