/news/currentevents
Navigation

Voies de fait sur un pêcheur: absolution inconditionnelle pour deux agents de la faune

Sylvain Rangers et Laurier Bédard.
Photo Roger Gagnon Sylvain Rangers et Laurier Bédard.

Coup d'oeil sur cet article

Les deux agents de conservation de la faune coupables de voies de fait sur un pêcheur en 2011 sont absous inconditionnellement avec l'accord de la Couronne.

Laurier Bédard et Sylvain Rangers, deux agents d'expérience, avaient pénétré chez un pêcheur qui refusait de s'identifier pour lui émettre un constat d'infraction à la règlementation sur la pêche.

Avant de s'aventurer dans la maison de La Baie, ils avaient pris conseil auprès de leur supérieur qui leur avait demandé de procéder à l'arrestation; ils étaient accompagnés de policiers municipaux qui sont restés à l'extérieur.

Les deux agents avaient employé une force nécessaire pour maîtriser le récalcitrant qui s'était finalement soumis et avait fourni son identité.

Les deux agents ont été accusés de voies de fait avec lésions par la suite et ont bénéficié d'un arrêt des procédures devant la Cour du Québec. Quelques années plus tard, la Cour d'appel a renversé cette décision et la condamnation a été maintenue par la Cour suprême du Canada, le 23 janvier 2017.

Au travail

Depuis cet événement, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a révisé sa formation et ses directives aux agents, leur demandant de procéder aux arrestations uniquement à l'extérieur des domiciles, en l'absence d'identification volontaire.

Les deux agents ont conservé leur emploi et n'ont jamais fait l'objet d'une mesure disciplinaire ou d'une sanction déontologique pour avoir obéi à leur supérieur. L'absolution inconditionnelle les autorise à poursuivre leur travail et à affirmer qu'ils n'ont aucun casier judiciaire.

Leur avocat, Me Jean-Marc Fradette a exprimé des sentiments mitigés sur l'absolution de ses deux clients: «En défense, on est normalement très heureux d'une absolution complète, mais j'aurais préféré l'acquittement de première instance».

Les deux agents ont versé chacun la somme de 2000$ à un organisme de soins palliatifs de Jonquière et leur syndicat a assumé l'ensemble des honoraires générés par leur défense. Aucun n'a fait de commentaire.