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Possible problème d’intimidation dans la WWE

Une autobiographie d’un ancien annonceur met le feu aux poudres.

John Bradshaw Langfield (ou «JBL») est présentement pointé du doigt pour être un intimidateur particulièrement féroce.
Capture d'écran John Bradshaw Langfield (ou «JBL») est présentement pointé du doigt pour être un intimidateur particulièrement féroce.

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Justin Roberts, un ancien annonceur de la WWE, dénonce l’intimidation dont il a été victime alors qu’il était au service de la plus grosse fédération de lutte en Amérique du Nord, tel que rapporté par Deadspin. Bien que d’autres voix s’élèvent pour témoigner du climat malsain entretenu par une personne en particulier, le principal intéressé dit ne rien avoir à se reprocher.

L’autobiographie de Justin Roberts, Best Seat In The House, n’est en librairie que depuis une semaine que les réactions sont légion. Quelques passages pointent vers John «Bradshaw» Layfield (aussi nommé JBL), un commentateur actuel de la WWE, et ancien lutteur.

Seulement, ces temps-ci, la réputation d'intimidateur de JBL le rejoint peut-être un peu trop à son goût. Un collègue de JBL, Mauro Ranallo, un commentateur compétent et très aimé, vient de quitter la WWE. Or, JBL a solidement injurié Ranallo récemment, lorsque ce dernier a gagné un prix consacrant le meilleur annonceur de lutte. Ranallo souffre de troubles de santé mentale et les rumeurs disent que ses absences des dernières semaines, couronnées aujourd'hui par sa démission, aient été causées par le climat malsain institué par JBL. Celui-ci rétorque en mentionnant qu'il ne joue que son rôle de heel («méchant»).

Comble de coïcidence, dans son autobiographie, Justin Roberts raconte quelques histoires où JBL apparaît comme un intimidateur de première classe. En particulier, il s’est fait voler son passeport en Grande-Bretagne, et il a dû aller à l’embassade en toute urgence pour s’en faire délivrer un nouveau. Bien que JBL ne soit pas nommé, il est connu qu’il a demandé à d’autres personnes de commettre cette «blague»; le lutteur Johnny Nitro (John Hennigan) a déjà avoué que JBL lui a demandé de voler le passeport de Roberts, ce qu’il a refusé de faire. Probable qu’un autre ait accepté. JBL nie tout, en injuriant Roberts au passage.

Plusieurs entrevues avec des lutteurs (DaivariMark HenryMatt HardyRene Dupree et Ivory, notamment) pointent vers JBL comme étant un bully de catégorie supérieure, où les taquineries et le «jouage de tours» habituels à la lutte prennent des allures sinistres.

Enfin, il semble également que les patrons de la compagnie ferment les yeux, voire encouragent, des comportement comme ceux perpétrés par JBL. Or, la WWE fait campagne contre l'intimidation, et le fait que JBL y soit encore actif est une preuve de l'hypocrisie de la compagnie pour plusieurs fans. Un mouvement #firejbl fait son chemin sur Twitter, avec des histoires horribles. Un fil Reddit compile les réactions.

Bien que ce ne soit pas tellement surprenant dans le contexte (la lutte est au monde où les lutteurs font au minimum semblant de se détester et de s’intimider entre eux, imaginez s’ils ne s’aiment réellement pas la face), l’intimidation et le climat malsain qu’elle génère dans n’importe quel milieu sont suffisants pour pousser quiconque, baraqué ou pas, au bout du rouleau.