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Enseigner sous le soleil

Enseigner sous le soleil

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Avec ces premiers véritables rayons de soleil est revenue l'une de nos traditions en 6e année: nous travaillons dehors!

 
« Monsieur Éric? Est-ce qu’on peut faire comme votre groupe de l’an passé? Ils annoncent au moins 16 degrés! » 
 
Il allait de soi que ce serait le cas. Enfermer les élèves dans un local, alors que nous attendons impatiemment ce printemps qui n'arrive pas, ce serait aller contre l’ordre naturel des choses. Bien entendu, notre sortie dans la cour s’est faite dans le bruit et à travers un manque flagrant d’organisation. Mes tables en portent d’ailleurs les cicatrices...
 
Ce fut ainsi une belle occasion pour se donner des stratégies concernant le retour à la fin de la journée. Comme d’habitude, devant notre échec, mes élèves se sont serrés les coudes pour faire plus et mieux. Ensemble, sans intervention de ma part, ils sont devenus une fois de plus une équipe efficace, bien qu’imparfaite.
 
Mon travail, avant la départ pour la maison, ce fut de faire des liens entre notre déménagement à l’extérieur et des concepts qui peuvent être applicables en mathématiques, en français ou dans un cadre plus traditionnel. Parce qu’enseigner, c’est comprendre qu’il y a des apprentissages à souligner et à développer dans toutes les situations.
 
Durant ces 90 minutes à l’extérieur, ils ont travaillé très fort sur un projet d’écriture dans un climat sain et positif. Nous discutions d’idées en sautant dans les flaques d’eau. Nous élaborions sur le schéma narratif en marchant en petits groupes. Nous lisions nos créations en les commentant, cachés sous les tables.
 
Je suis loin d’être le seul enseignant à travailler à l’extérieur avec ses élèves. Nous sommes plusieurs à le faire à notre école et je sais qu’il en va de même partout au Québec.
 
Si vous n'en faites pas encore partie, la prochaine fois où vous avez envie d’être dehors plutôt que de vous enfermer dans votre classe à travailler, dites-vous que c’est encore plus vrai pour les enfants...