/news/politics
Navigation

Marijuana : Québec craint les effets secondaires

La ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois
Photo Simon Clark La ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois

Coup d'oeil sur cet article

La légalisation de la marijuana par Ottawa cause bien des maux de tête aux provinces, qui devront gérer la distribution de la substance, de même que ses impacts sociaux.

Pour y faire face, le Québec et l’Ontario ont mis sur pied un comité interministériel afin d’harmoniser leurs cadres législatifs sur la question.

L’initiative vient d’un «souci de cohérence» sur les enjeux de santé, de sécurité et de réglementation en milieu de travail, a expliqué la ministre déléguée à la Santé publique, mercredi.

Du même souffle, Lucie Charlebois a confirmé que la mise en application de la légalisation nécessitera un projet de loi québécois. «Parce que, c’est beau de faire la légalisation, mais après ça, c’est : où on vend ça, comment on vend ça, à qui on vend ça. Les lieux, l’âge, etc.», dit-elle.

Commission itinérante

Plus tôt en avant-midi, le chef péquiste Jean-François Lisée — qui se dit «favorable» à la légalisation —, a réclamé la création d’une commission parlementaire itinérante pour entendre «les experts de l'ensemble des secteurs qui seront touchés par la légalisation du cannabis».

L’idée a été accueillie tièdement par le premier ministre, selon qui le débat se fera plutôt à l’Assemblée nationale. «Il y aura tout le processus parlementaire qui doit engager l'ensemble de la société, et on aura ce débat», a assuré Philippe Couillard.

Réserves

François Legault, lui, n’a pas voulu se prononcer clairement sur la légalisation, mais ses réticences sont évidentes. «Comme parent, comme ancien ministre de l'Éducation, j'ai vu tellement de jeunes être brûlés par le pot, des consommations qui se transforment en maladies mentales, comme la schizophrénie», a-t-il souligné.

Son porte-parole en matière de justice, Simon Jolin-Barrette, a été plus direct et s’est prononcé «personnellement» contre la légalisation.

Le député de Borduas assure d’ailleurs n’avoir «jamais» consommé de marijuana. «Mais, j’ai déjà été dans une pièce où il y avait des substances comme celles-là», précise-t-il.

Ce qu'on sait déjà des libéraux

  • Les Canadiens pourront légalement transporter jusqu'à 30g de cannabis.
  • L'âge minimum pour en acheter sera d'au moins 18 ans, mais les provinces pourront le hausser si elles le désirent.
  • Chaque résidence canadienne pourra faire pousser jusqu'à quatre plantes de marijuana.
  • Les techniques de marketing seront limitées, comme pour le tabac.
  • Sanctions plus sévères pour ceux qui seront coupables de conduire sous l'effet du pot.

-Selon CBC et des annonces du gouvernement