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Un «conte de fées» aurait fini en meurtre

Un homme est accusé d’avoir assassiné son ex-conjointe et ses ex-beaux-parents

Anne-Katherine Powers, 21 ans, a été assassinée en 2012. Le procès de son conjoint Shakti Ramsurrun s’est ouvert mercredi, alors que ses avocats avaient tenté en vain d’invoquer l’arrêt Jordan.
Photo d'archives Anne-Katherine Powers, 21 ans, a été assassinée en 2012. Le procès de son conjoint Shakti Ramsurrun s’est ouvert mercredi, alors que ses avocats avaient tenté en vain d’invoquer l’arrêt Jordan.

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GATINEAU | Un homme accusé d’avoir tué son ex-conjointe et les parents de celle-ci se serait présenté à son travail le lendemain du crime avec son enfant comme si de rien n’était.

Selon ce que la Couronne a présenté lors de l’ouverture du procès devant jury de Shakti Ramsurrun, 33 ans, un «conte de fées» entre l’accusé et une des victimes se serait conclu par trois meurtres prémédités.

Ramsurrun travaillait sur un bateau de croisière lorsqu’il aurait rencontré une des victimes, Anne-Katherine Powers.

Les deux tourtereaux se sont croisés pour la première fois en 2010. Le courant est tout de suite passé, si bien que la victime a tenu, un an plus tard, à revenir sur le même bateau pour revoir Ramsurrun, et la relation s’est officialisée.

Les amoureux se sont ensuite posés à l’île Maurice, le pays d’origine de Shakti Ramsurrun, où ils ont fait un enfant.

«C’était comme un conte de fées», a relaté l’avocat de la Couronne, Sylvain Petitclerc.

Peu après la naissance de l’enfant, Mme Powers serait revenue au pays pendant que M. Ramsurrun entreprenait les démarches d’immigration.

Dès son arrivée au Canada, les choses se seraient gâtées puisque M. Ramsurrun aurait continué à entretenir une relation via Facebook avec son ex-copine, ce qui a mené à la séparation du couple, que l’accusé aurait mal digérée.

«Après quelque temps, le couple bat de l’aile, il y a de la chicane et de la tension», a rapporté la Couronne mercredi au procès.

Photos difficiles

Le 23 mai 2012, les corps d’Anne-Katherine Powers, de sa mère Louise Lebœuf et de son beau-père, Claude Lévesque, ont été retrouvés sans vie dans une résidence d’Aylmer.

La Couronne a avisé le jury qu’elle ne présenterait pas de photo de la scène de crime puisqu’elles sont très difficiles à voir.

Pas moins de 13 blessures ont été répertoriées sur le corps du beau-père, 35 sur la belle-mère et pas moins de 37 blessures sur le corps d’Anne-Katherine Powers.

Le lendemain du drame, Shakti Ramsurrun s’est rendu à son lieu de travail avec son enfant en disant à ses collègues que trois «gars masqués» avaient tenté de lui enlever son bambin. Il avait alors en possession les cartes de crédit de sa conjointe et de son beau-père ainsi que son passeport.

Il y a quelques semaines, les avocats de Shakti Ramsurrun ont tenté de faire avorter le procès et de lui redonner sa liberté en vertu de l’arrêt Jordan, en raison des délais trop longs de justice, ce que le juge a refusé.