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Le «roi du pot» veut revenir à Québec

En août 2016, la boutique Weeds Québec a été perquisitionnée par le Service de police de la Ville de Québec.
Aurélie Girard/Agence QMI En août 2016, la boutique Weeds Québec a été perquisitionnée par le Service de police de la Ville de Québec.

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Encouragé par le dépôt du projet de loi visant à légaliser la marijuana récréative, le «roi du pot» veut revenir s’installer à Québec, dès cet été.

Près d’un an après avoir vu sa boutique Weeds Québec perquisitionnée par le Service de police de la Ville de Québec, Don Brière veut se relancer en affaires sur la rue Saint-Joseph, au cours des prochains mois. Il prévoit même ouvrir jusqu’à six boutiques à Québec.

«Oh yes! Je veux revenir à Québec!» lance-t-il, affirmant ne pas avoir été accusé à la suite du démantèlement de sa boutique, en août 2016.

«La loi est enfin en train de changer pour quelque chose de positif. Le pot n’aurait jamais dû être illégal, nous avons tellement perdu d’argent pour ça!» lançait-il visiblement enjoué, lorsqu’interrogé par Le Journal, jeudi.

La future loi vue d’un bon œil

De son côté, la clinique de cannabis médical Santé Cannabis, qui s’installera aussi à Québec au cours des prochains mois, estime que cette future loi fédérale l’aidera à «faire le tri» parmi les patients qui en ont vraiment besoin et les autres, qui tentent de contourner la loi.

La directrice de la clinique montréalaise, Nadia Kvakic, estime que l’éventuelle loi «donnera plus de place à ceux qui en ont vraiment besoin [du pot médical]». Une opinion partagée par Régis Gaudet, propriétaire du Centre de Ressources de Cannabis (CRC Capitale), récemment installé à Limoilou. «Ça nous donnera plus de temps pour traiter les vrais malades», affirme-t-il.

Des médecins dans le coup

Pour placer ses pions dans la Capitale Nationale et attirer des médecins, Mme Kvakic a tenu mercredi soir une soirée d’information dans un hôtel du Vieux-Québec en compagnie de médecins qui collaborent déjà avec Santé Cannabis.

Au total, 12 médecins spécialistes, dont des neurologues et des anesthésistes du CHUL et de l’hôpital du Saint-Sacrement, sont venus s’informer sur l’administration du cannabis médical.

«Ils voulaient en savoir plus sur la façon de faire dans leur pratique, pour aider leurs patients, une fois que la médecine traditionnelle n’a pas donné de résultats», mentionne-t-elle.

À la clinique de Montréal, huit médecins y travaillent à temps partiel, pour prescrire de la marijuana médicale à des patients souffrant, entre autres, de douleurs chroniques, de cancer, de fibromyalgie, ou encore d’anxiété sévère ou d’un trouble de santé mentale.

Pas d’inquiétude dans les cégeps

Interrogés par Le Journal jeudi, les porte-parole des cégeps de Québec ne semblaient pas inquiets des effets d’une telle loi sur les étudiants. Même son de cloche du côté des policiers de Québec, qui se sont refusés à tout commentaire sur le sujet.