/news/health
Navigation

Près de 30 % des aliments contiennent des traces de glyphosate

Coup d'oeil sur cet article

OTTAWA – Environ 30 % des aliments testés dans le cadre d’une étude de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) présentaient des traces de glyphosate, un puissant herbicide utiliser en agriculture.

Pour mener cette étude dont les résultats ont été dévoilés plus tôt cette semaine, l’ACIA a testé 3188 échantillons alimentaires canadiens et importés en 2015 et 2016.

Du nombre, 947 échantillons ont présenté des traces de résidus du glyphosate, l’un des principaux agents actifs de l’herbicide Roundup créé par l’entreprise américaine Monsanto.

C’est dans le domaine de la culture céréalière (36,6 %) et dans le domaine de la culture des pois, haricots et lentilles (47,4 %) que le plus grand nombre d’échantillons se sont avérés positifs à l’herbicide.

Les céréales destinées aux enfants (31,7 %) et les aliments pour nourrissons (30,7 %) présentaient eux aussi un taux d’environ un échantillon sur trois contaminé au glyphosate.

Toutefois, aucun échantillon de produits pour enfants ou de fruits et légumes testé par l’ACIA n’a présenté un taux de glyphosate supérieur à celui recommandé par Santé Canada.

Les échantillons provenant du secteur des produits céréaliers dépassaient les normes dans une proportion de 3,9 %, tandis que ceux provenant des haricots, pois et lentilles les dépassaient de 0,6 %.

«En raison du faible nombre d'échantillons et de produits analysés, il faut interpréter ces résultats avec prudence. Les différences régionales, les effets de la durée de conservation, les conditions d'entreposage et le coût du produit sur le marché libre n'ont pas été examinés dans le cadre de l'enquête», a précisé l’ACIA dans le sommaire de son étude.

Considéré comme un agent cancérigène par ses détracteurs, le glyphosate avait été placé sur la liste des substances probablement cancérigènes pour l’humain par le Centre international de recherche sur le cancer, en 2015.

Une étude de l’ONU et de l’Organisation mondiale pour la santé avait toutefois réhabilité l’herbicide en 2016, en concluant qu’il était peu probable qu’il soit cancérigène pour les humains qui y sont exposés via l’alimentation.