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Sévérité contre le pot au volant

Les experts applaudissent les nouvelles lois proposées pour combattre les facultés affaiblies au volant

Sévérité contre le pot au volant
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OTTAWA | Le durcissement des lois contre le trafic de cannabis et la consommation de l’alcool et la drogue au volant proposé par le gouvernement Trudeau soulève une pluie d’applaudissements chez plusieurs experts et groupes.

«Le plus important, c’est que les projets de loi vont donner plus d’outils et des lois pour punir plus sévèrement les conducteurs ayant les facultés affaiblies par la drogue, incluant le cannabis», a lancé jeudi le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, qui a ajouté que les jeunes auront aussi moins accès à la drogue.

Pour ce faire, son gouvernement a proposé jeudi deux projets de Loi. Le premier légaliserait le pot tout en resserrant les règlements régissant sa culture et sa vente.

Un deuxième, qui pourrait être adopté plus vite, modifie le Code criminel et donnerait notamment le pouvoir aux policiers d’exiger un échantillon de salive lorsqu’ils soupçonnent qu’un chauffeur a consommé de la drogue ou de l’alcool au volant.

Routes plus sécuritaires

«La Loi se présente comme plus stricte contre les criminels, et je suis aussi de cet avis. Les nouvelles mesures seront sûrement testées devant les tribunaux, mais je crois qu’elles sont assez dissuasives», analyse André Lamoureux, spécialiste en politique canadienne à l’UQAM.

Le fait qu’Ottawa resserre la vis au «fléau» des conducteurs avec les facultés affaiblies est également applaudi par CAA.

«Le projet de Loi nous semble solide et on l’accueille avec beaucoup de satisfaction. Le test de salive est un bon moyen pour détecter la drogue au volant et s’y attaquer. Nous espérons vraiment que les peines seront très dissuasives et réduiront ce fléau sur nos routes», lance Annie Gauthier, porte-parole de CAA-Québec.

« Trop Loin »

Pour sa part, l’avocat criminaliste Jean-Pierre Rancourt a bondi lorsqu’il a appris que le gouvernement voulait permettre aux policiers d’imposer un alcootest à n’importe quel automobiliste, même s’il n’y a aucune indication que celui-ci a consommé.

«Ça va contre tous les principes des droits et libertés de la personne. On va pouvoir arrêter n’importe qui sans motif raisonnable et c’est inacceptable. Ça va trop loin», a lancé l’avocat.