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Des hommes sans femmes

<i>Des hommes sans femmes</i></br>
Haruki Murakami</br>
Aux Éditions Belfond, 296 pages
Photo courtoisie Des hommes sans femmes
Haruki Murakami
Aux Éditions Belfond, 296 pages

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Bonne nouvelle pour les fervents amateurs de l’écrivain Haruki Murakami : en attendant la traduction du roman qu’il a publié en février dernier au Japon, les Éditions Belfond nous permettent de découvrir son plus récent recueil d’histoires courtes.

Tel que le titre nous permet de le deviner, les sept nouvelles de ce recueil ont un thème en commun: peu importe la façon dont c’est arrivé (décès, rupture amoureuse, adultère, etc.), ses héros ont tous perdu une femme dont ils étaient profondément épris. Dans la nouvelle éponyme – la dernière du livre –, un homme marié se fera par exemple tirer du lit aux petites heures de la nuit par un inconnu soucieux de lui annoncer le suicide de M., la première fille qu’il ait réellement aimée. Un coup de fil qui l’incitera à se rappeler tous les merveilleux moments qu’ils ont jadis vécus ensemble sur fond de musique d’ascenseur (celle que M. préférait!) et, surtout, à quel point leur séparation inopinée a été douloureuse.

À peine plus joyeuse, Drive my car raconte l’histoire d’un acteur vieillissant contraint d’engager une conductrice «froide et impassible» pour se déplacer aux quatre coins de Tokyo; et entre deux prestations, il finira peu à peu par lui confier que, depuis qu’il est veuf, son plus vif désir est de comprendre pourquoi sa regrettée épouse n’a pu s’empêcher de le tromper à plusieurs reprises avec des comédiens bien moins talentueux que lui.

Samsa amoureux nous plonge toutefois dans un univers carrément kafkaïen: alors que tanks et troupes ennemies grouillent dans les rues de Prague, un type consterné par l’apparence chétive de son nouveau corps tombera amoureux d’une jeune bossue des quartiers pauvres qu’il pourrait très bien ne jamais revoir.

À lire aussi cette semaine

Un livre de raison

Joan Didion, aux Éditions Grasset, 272 pages
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Joan Didion, aux Éditions Grasset, 272 pages

De temps à autre, on aime bien revenir aux sources en mettant de l’avant un «vieux» roman nouvellement réédité. Initialement publié en 1977, celui-ci nous permet ainsi de renouer avec la plume incisive de l’Américaine Joan Didion, l’une des auteures fétiches de Bret Easton Ellis. Campé dans un pays d’Amérique centrale au climat géopolitique carrément étouffant, il décrit le dur parcours de deux femmes qui auraient réellement gagné à s’installer ailleurs.

L’autobiographie de l’agent très spécial Dale Cooper

Scott Frost, aux Éditions, Michel Lafon, 288 pages
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Scott Frost, aux Éditions, Michel Lafon, 288 pages

Tous les fans de Twin Peaks savent déjà que la troisième saison de cette télésérie-culte sera diffusée sous peu sur Showtime. En revanche, aucun d’eux ne sait pourquoi Dale Cooper, l’agent du FBI chargé de découvrir qui a bien pu vouloir tuer une étudiante aussi jolie et adorable que Laura Palmer, a l’étrange manie de se confier à un simple magnétophone. Un mystère enfin dissipé par cette autobiographie.

Les plus du Québec

Henri Dorion, Anik Dorion-Coupal et Pierre Lahoud, aux Éditions de l’Homme, 240 pages
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Henri Dorion, Anik Dorion-Coupal et Pierre Lahoud, aux Éditions de l’Homme, 240 pages

Notre belle province a décidément plus d’un tour dans son sac. Et grâce à ce guide, qui s’ingénie à dresser la liste de tous ses records, on pourra rapidement épater la galerie en apprenant le nom de sa plus longue rivière, de sa plus grande caverne, de son plus lourd animal, de sa plus haute passerelle piétonnière, de son plus important succès théâtral ou de sa rue la plus petite.

Comment ne pas mourir

Dr Michael Greger et Gene Stone, aux Éditions Édito, 560 pages
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Dr Michael Greger et Gene Stone, aux Éditions Édito, 560 pages

Même si son titre n’a franchement rien d’attirant, ce livre réunit tous les meilleurs conseils susceptibles d’inverser les principales causes de mortalité. Autrement dit, il nous explique très clairement quoi faire et quoi manger afin d’échapper le plus longtemps possible au cancer, aux attaques cérébrales, au diabète, à l’hypertension artérielle ou aux maladies infectieuses. Bref, un ouvrage à lire sans faute si on a l’intention de faire concurrence au comte de Saint-Germain!

Frissons garantis

<i>Mörk</i></br>
Ragnar Jonasson</br>
Aux Éditions de La Martinière, 336 pages
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Mörk
Ragnar Jonasson
Aux Éditions de La Martinière, 336 pages

À Siglufjördur, la ville la plus au nord de l’Islande, les crimes sont si rares qu’on n’y compte que deux policiers: le jeune Ari Thór – dont on a pu l’an dernier faire la connaissance avec Snjór, premier volet de cette nouvelle série noire tout droit venue des blancs pays – et Herjólfur, l’inspecteur officiellement responsable des opérations. Mais depuis la construction d’un second tunnel, qui permet à un nombre accru de visiteurs d’accéder à cette lointaine agglomération, les choses commencent à changer. La preuve? Lors d’une froide nuit d’automne, aux abords d’une sinistre maison abandonnée, Herjólfur recevra une balle de fusil en pleine poitrine. Un fait sans précédent, aucun flic n’ayant encore jamais été agressé de la sorte sur l’île.

Au lieu de rester au lit pour soigner sa grippe, Ari Thór devra donc trouver l’énergie d’enquêter afin de découvrir au plus vite qui a bien pu vouloir supprimer son supérieur immédiat. Épaulé par Tómas, son ancien mentor qui, en raison des circonstances, a quitté d’urgence Reykjavik, Ari Thór devra ainsi une fois de plus faire ses preuves. Et de fil en aiguille, il apprendra à ses dépens que les apparences sont souvent trompeuses. Car même si la plupart des habitants de Siglufjördur n’ont rien à se reprocher, certains d’entre eux cachent quantité de lourds secrets...

Un polar polaire qui ne révolutionne pas le genre mais qui, de par sa construction et la façon dont il parvient à nous faire ressentir de manière presque palpable la détresse de ses personnages, se transforme rapidement en page turner.