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Un organisme de prévention de l’obésité doit fermer

Le ministère de la Santé a retiré son financement

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Photo archives / Agence QMI

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Le Conseil québécois sur le poids et la santé doit mettre fin à ses activités après douze ans d’existence, faute de soutien gouvernemental.

Dès le 1er mai, l’organisme fermera ses pages Twitter et Facebook. Sa dissolution est prévue d’ici l’été.

«C’est triste. En 2015, le ministère de la Santé nous a retiré son financement du jour au lendemain. On a fait des démarches afin d’obtenir des fonds par le truchement de programmes communautaires, mais les budgets sont tellement minimes que cela n’assurait pas notre pérennité», se désole la directrice générale de cet organisme sans but lucratif, Annie Martin.

Pas un cas unique

Les démarches auprès de partenaires privés n’ont pas non plus donné les résultats escomptés. Le Conseil québécois sur le poids et la santé recevait 200 000 $ annuellement du ministère de la Santé, afin d’aider les communautés à réaliser des actions pour prévenir les problèmes d’embonpoint et d’obésité.

«Nous ne sommes pas le seul organisme à être passé dans le tordeur depuis la fin du partenariat entre Québec en forme et la Fondation Chagnon. Depuis 2015, Québec en forme ne finance plus de nouveaux projets. L’argent est utilisé pour amener les organismes à cesser leurs activités ou à transférer leurs données», signale Mme Martin.

Ricardo

Elle avait bon espoir que le dernier budget Leitao apporte de l’oxygène à son organisation.

«Nos espoirs ont fondu comme la neige au soleil. L’argent est allé à Ricardo et à Pierre Lavoie. Depuis le dépôt de la politique gouvernementale de prévention en santé, il n’y a aucun argent et le plan d’action n’est toujours pas déployé», argue Mme Martin.

Elle déplore que des programmes mis sur pied dans les écoles afin de favoriser l’activité physique et une bonne alimentation soient coupés. «On en a vu un exemple, cette semaine, à Laval, alors que les résultats étaient là.»