/news/currentevents
Navigation

Une femme de 94 ans aidée par une femme de 76 ans

Thérèse Chevrefils, à droite, se déplace chez Marie-Thérèse Deschenes toutes les deux semaines pour passer du temps de qualité avec son amie de 94 ans.
Photo agence qmi, daniel mallard Thérèse Chevrefils, à droite, se déplace chez Marie-Thérèse Deschenes toutes les deux semaines pour passer du temps de qualité avec son amie de 94 ans.

Coup d'oeil sur cet article

Une résidente de Charlesbourg âgée de 94 ans reçoit la visite amicale d’une bénévole de 76 ans toutes les deux semaines.

Marie-Thérèse Deschenes reçoit deux appels par semaine de la bénévole Thérèse Chevrefils, qui se déplace aussi pour aller la voir chez elle depuis l’automne 2016. Cela rassure la femme de 94 ans qui a fait un accident vasculaire cérébral (AVC) l’an dernier.

Quand elles se voient, les deux femmes placotent, jouent aux cartes et font parfois des petites marches.

En plus des visites bénévoles une fois par deux semaines, elle reçoit son fils unique tous les lundis pour aller faire des courses. Elle apprécie beaucoup le fait d’être toujours à la maison qu’elle habite depuis plus de 50 ans.

«C’est sûr que j’aime mieux ça. Ce n’est pas comme une résidence. Ici, je suis libre. Je suis chez nous», dit-elle.

La bénévole Thérèse Chevrefils n’en revient pas de la vigueur de cette dame âgée, qui avait encore un petit jardin l’été dernier. Elle espère vieillir aussi bien que son amie et souhaiterait aussi qu’une bénévole vienne également lui rendre visite, quand ce sera à son tour.

«Je ne voudrais pas être négative, mais il y aura moins de jeunes. L’entraide diminue, donc je ne mets pas trop d’espoir, je veux être réaliste», dit-elle.

Difficile

La directrice générale du Centre d’action bénévole du Contrefort, Julie Mayrand, comprend trop bien l’incertitude de la bénévole.

«C’est nos bénévoles qui donnaient beaucoup de temps qui deviennent nos usagers maintenant. Ça va être très difficile de combler ces besoins-là», dit-elle.

Le recrutement de bénévoles est d’autant plus difficile en 2017 que ce n’est plus un devoir religieux.

«Maintenant, le bénévole a le gros bout du bâton, il a le choix des organismes. Le bénévolat entre davantage dans les activités de loisirs, c’est totalement différent d’avant», explique-t-elle.

Julie Mayrand rappelle toutefois que tout le monde peut trouver une façon de donner un peu de son temps, même ceux qui se sentent pris entre le travail et la famille.

 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.