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Voir le monde en 360o

ImmerVision veut conquérir la planète

Pascale Nini, PDG d’ImmerVision, prédit que les images panoramiques s’installeront prochainement dans notre quotidien.
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean Pascale Nini, PDG d’ImmerVision, prédit que les images panoramiques s’installeront prochainement dans notre quotidien.

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Voir partout, à tout moment, c’est avec cette capture d’images panoramiques à 360 degrés que l’entreprise montréalaise ImmerVision veut conquérir le monde.

La technologie qui enregistre les mouvements sous tous les angles est déjà courante dans le monde de la surveillance des lieux publics et des immeubles. ImmerVision, une start-up d’origine française, qui a choisi Montréal pour se développer, est au cœur de cette évolution de la sécurité depuis 15 ans.

Nouvelle révolution

Mais une nouvelle révolution est à nos portes: depuis deux ans, ImmerVision perfectionne la miniaturisation d’un procédé de capture d’images panoramiques pour l’introduire dans les appareils d’usa­ge quotidien.

«La prochaine génération de téléphones mobiles de certaines marques intégrera la réalité virtuelle grâce à notre technologie. Le procédé est déjà disponible dans un accessoire pour téléphone au Japon sous le nom de Pi Solo et il sera lancé mondialement d’ici le début de l’été par la compagnie Quanta», annonce sa présidente-directrice générale, Pascale Nini.

Pendant ses études en psychologie, en France, elle gagnait sa vie comme distributrice d’appareils de cinéma maison. C’est la vente de cette affaire, au bon moment, qui décidera de la direction de sa vie. Quand elle a compris que la psychanalyse n’était pas pour elle, Pascale Nini a finalement accepté l’idée qu’elle pourrait être une femme d’affaires, comme le souhaitait tellement son père.

«Je suis arrivée chez ImmerVision comme investisseuse, car l’aventure technologique m’intéressait. Mais à la demande de l’inventeur et des actionnaires, je me suis retrouvée directrice de l’entreprise sans l’avoir cherché», raconte-t-elle.

En recherche de financement de pointe, Pascale Nini découvre que c’est au Québec qu’ImmerVision recevrait un appui adéquat. Elle déménage l’entreprise et son équipe à Montréal, et obtient des fonds du programme de crédits d’impôt d’Investissement Québec.

Peu de joueurs

Lentement, mais sûrement, ImmerVision a fait sa place dans le monde de la réalité virtuelle, où il existe bien peu de joueurs à l’échelle mondiale. «Nous travaillons uniquement sur le design optique et le logiciel qui permet la vision à 360 degrés. Les entreprises adaptent ensuite nos fonctionnalités de visualisation à leurs produits», explique Pascale Nini.

La PDG d’ImmerVision prédit qu’avant peu la vision à 360 degrés fera partie de la vie de tous les jours. La réalité virtuelle pénétrera dans divers secteurs industriels et sociaux.

Par exemple, les constructeurs automobiles ont des besoins optiques de haute qualité pour rendre leurs véhicules autonomes. Le milieu médical y voit de multiples avantages appliqués à l’endoscopie, pour réaliser des examens et des opérations à l’intérieur du corps humain. Le milieu du divertissement obtient des images encore plus saisissantes de la réaction du public lors d’événements.

«Cette technologie continue à se développer. On se rend compte que tout le monde veut voir grand, qu’il y a maintenant une demande pour capturer un environnement élargi.»