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Bois d’œuvre: l’UMQ somme Ottawa d’aider les partenaires forestiers québécois

Bois d’œuvre: l’UMQ somme Ottawa d’aider les partenaires forestiers québécois
Photo courtoisie

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L’Union des municipalités du Québec (UMQ) somme Ottawa de donner suite «urgemment» à la demande des partenaires forestiers d’accorder des garanties de prêts aux entreprises qui subiront les contrecoups d’une hausse des tarifs douaniers sur le bois d’œuvre, à la frontière américaine.

«Nous exigeons un engagement formel de la part d’Ottawa pour reconnaître l’apport fondateur de l’économie forestière pour les communautés de partout au pays qui en dépendent», a déclaré mardi Gilles Potvin, maire de Saint-Félicien et membre du Comité sur la forêt de l’UMQ.

Selon plusieurs médias, dont le réseau américain CNBC, l’administration Trump a l’intention d’imposer dès mardi une taxe douanière de 20 % sur le bois d’œuvre exporté par le Canada vers les États-Unis.

Selon l’UMQ, l’économie de 220 municipalités québécoises est directement liée au secteur forestier.

De petits joueurs en péril

Son de cloche similaire du côté de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC), qui craint de voir certains joueurs plus fragiles disparaître.

«Il y a certaines compagnies qui vont être capables de soutenir ces droits-là [compensateurs], mais d’autres qui vont avoir beaucoup de misère à arriver», a expliqué le porte-parole de l’APFC, Bob Laroque.

«Il faut que les gouvernements fédéral et provinciaux nous appuient financièrement et aussi les travailleurs, dans les pires cas», a-t-il ajouté.

Même s’il dit avoir bon espoir que le Canada sortira gagnant des recours intentés dans différentes cours internationales, M. Laroque affirme que l’industrie québécoise devra tout de même tenter de «survivre dans la prochaine année ou deux».