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Les 6 grands patrons de la Caisse se sont partagé 11 M$ en 2016

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Les six grands patrons de la Caisse de dépôt et placement du Québec se sont partagé 11 millions $ en rémunération l’an dernier, en grande partie des primes justifiées par la bonne performance de l’investisseur institutionnel.

La rémunération des hauts dirigeants de la Caisse a connu une modeste hausse en 2016, révèle le rapport annuel de l’investisseur institutionnel, dévoilé mardi.

En comparaison, les hauts dirigeants de l’organisme avaient gagné près de 10,7 millions $ l’année précédente. L’augmentation s’établit donc à 2,8 %.

Même salaire de base pour Sabia

Michael Sabia, le président et chef de la direction, n’a pas vu son salaire de base de 500 000 $ augmenter d’un cent depuis sa nomination en 2009.

Toutefois, les primes dont il bénéficie font en sorte qu’il a empoché 2,8 millions $ en 2016, une hausse de 8,5 % de sa rémunération par rapport à l’année précédente.

Cela s’explique en partie par le fait que M. Sabia a décidé, en 2013, de reporter à plus tard une somme de 900 000 $. Il a réalisé un profit de 220 000 $ sur ce montant, qui a évolué au rythme de ceux de la Caisse.

L’an dernier, c’est une somme de 1,7 million $ que M. Sabia a demandé de reporter à plus tard.

Numéro deux de la Caisse jusqu’à la mi-avril, Roland Lescure, chef des placements à la Caisse, a touché 2,6 millions $, une hausse de 20 % de sa rémunération.

59 millions $ en primes

Dans l’ensemble, les employés de la Caisse ont touché pas moins de 59 millions $ en primes en tout genre. Cela représente, là encore, un bond de 20 %.

La Caisse se justifie en évoquant son bon rendement, qui s’élevait à 10,2 % au cours des cinq dernières années et à 7,6 % l’année dernière. Dans les deux cas, il s’agit de performances supérieures à l’indice de référence.

Le fait de différer une partie du salaire afin de le faire fructifier semble être une pratique répandue à la CDPQ, selon le rapport annuel.

Au total, quelque 32 millions $ de rémunération des employés ont été mis de côté afin d’être empochés plus tard.