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Metro sera bientôt à 100 % propriétaire d’Adonis

La marque méditerranéenne est prometteuse pour l’épicier québécois

Il y a actuellement 11 magasins Adonis, principalement dans la région de Montréal, mais également à Toronto.
Photo chantal poirier, le journal de montréal Il y a actuellement 11 magasins Adonis, principalement dans la région de Montréal, mais également à Toronto.

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À la recherche d’opportunités de croissance, le groupe Metro a annoncé mardi qu’il allait acheter la totalité des actions restantes des épiceries Adonis, le marché dit «ethnique» étant exceptionnellement prometteur, selon l’entreprise.

Déjà propriétaire de 55 % des actions d’Adonis et des marques Phoenicia et Cedar qui lui sont rattachées, Metro va acquérir les 45 % restants auprès de la famille fondatrice de l’épicerie méditerranéenne lancée en 1978 à Montréal.

Cette vente était prévisible depuis une première transaction survenue en 2011, a affirmé la porte-parole de Metro, Marie-Claude Bacon. À l’époque, Adonis ouvrait son cinquième magasin. Il en existe désormais 11, principalement dans la région de Montréal, mais également à Toronto.

«Adonis et son distributeur Phoenicia représentent une avenue intéressante de croissance pour son réseau de magasins et aussi pour la différenciation qu’ils apportent au niveau des produits ethniques et de notre connaissance de ce marché-là. Ça nous permet de nous distinguer.»

La transaction n’est pas conclue, et sa valeur n’a donc pas été annoncée.

Résultats en hausse

Les épiceries Metro (MRU, 42,28 $) ont par ailleurs dépassé les attentes mardi en dévoilant un bénéfice net de 132,4 millions $ au deuxième trimestre, en hausse de 6 % par rapport à pareille période l’an dernier.

Cela représente un bénéfice par action de 56 cents, par rapport à 51 cents l'an passé, en hausse de 9,8 %. Les analyses s’attendaient à un bénéfice par action d’environ 53 cents.

Le chiffre d’affaires du géant québécois de l’épicerie est aussi en hausse, à 2,9 milliards $, une augmentation de 0,7 %. «Notre panier alimentaire a subi une déflation plus importante que celle du trimestre précédent, soit environ 2 % (inflation de 3 % l'an dernier), expliquant largement la progression modeste de notre chiffre d'affaires», soutient l’entreprise.

Contrôle des dépenses

Ces bons résultats pour la période terminée le 11 mars s’expliquent par les mesures d’efficacité et de contrôle des dépenses mises en place par Metro, estime Éric R. La Flèche, le président et chef de la direction. «Nous sommes confiants de poursuivre notre croissance au cours des prochains trimestres, alors que la déflation alimentaire devrait s'estomper.»