/entertainment/tv
Navigation

Plan B mérite un A

La nouvelle minisérie de Séries+ est une réussite, presque de A à Z

Plan B
Photo courtoisie, Séries + Magalie Lépine-Blondeau et Louis Morissette incarnent un couple au bourd du gouffre dans Plan B.

Coup d'oeil sur cet article

Pas besoin d’être amateur de science-fiction pour apprécier Plan B, une série qui brosse le portrait d’un homme qui remonte le temps pour sauver son couple. Aimer la bonne télé suffit.

Bien qu’elle comporte une tournure digne de Back to the Future, la nouvelle offrande de Séries+ n’est pas bourrée d’effets spéciaux. Au contraire. Le concept surréaliste est traité de manière si réaliste qu’on parle davantage de drame psychologique.

En fait, Plan B, c’est avant tout une histoire d’amour, celle de Philippe (Louis Morissette), un avocat ambitieux, et d’Évelyne (Magalie Lépine-Blondeau), une violoncelliste promue aux plus grandes scènes. Mais six ans après avoir connu un coup de foudre, leur couple bat de l’aile parce que monsieur travaille comme un fou et néglige celle qui a tout laissé tomber, y compris sa carrière en musique, pour l’aider à démarrer son cabinet. Entre eux, le courant ne passe plus. Quand elle lui dit qu’elle n’est «plus capable», il pense qu’elle parle des travaux de rénovation qui n’en finissent plus chez eux.

Voilà pourquoi un soir, fortement désespéré et légèrement éméché, il recourt aux services d’une mystérieuse compagnie spécialisée en voyages temporels appelée Plan B pour régler non seulement ses problèmes, mais aussi ceux des autres, comme son frère alcoolique (Fabien Cloutier). Cependant, à force de vouloir tout contrôler, Philippe perdra les pédales et dérapera dangereusement.

Matière à réflexion

Doté d’une distribution cinq étoiles comprenant des acteurs qui sont loin d’être des C (Émile Proulx-Cloutier, Julie Le Breton), Plan B happe au premier épisode. Réalisée par Jean-François Asselin (qui cosigne les textes avec Jacques Drolet), la minisérie de six heures suscite également une réflexion intéressante. Vaut-il mieux accepter son destin ou tenter le diable en faisant marche arrière pour changer le cours des événements?

Résolument dramatique, Plan B renferme quelques pointes d’humour, gracieuseté entre autres de Florence Longpré, qui soulève (un peu trop?) les rires en jouant la réceptionniste incompétente du bureau, comme si Gaby Gravel avait délaissé les tutorats de maquillage sur YouTube pour explorer le domaine juridique.

Fait à noter, Plan B a connu une période de gestation d’environ huit ans. Heureusement, l’attente en a valu la peine.


Séries+ présente Plan B les jeudis à 21 h. À compter du 4 mai.