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Climat: 13 grands groupes pressent la Maison Blanche de rester dans l’accord de Paris

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Photo AFP

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Treize grands groupes internationaux, dont plusieurs géants américains, ont pressé mercredi le président Donald Trump de maintenir les États-Unis dans l’accord de Paris sur le climat.

Ces groupes industriels - dont les pétroliers BP et Shell ainsi que le géant américain de l’agrochimie DuPont, ou encore Google, Intel, Microsoft et Walmart - font valoir dans une lettre que poursuivre la participation américaine dans cet accord «les aiderait à gérer les risques accrus liés au changement climatique et à être compétitifs sur le marché mondial grandissant des énergies propres».

«En engageant tous les pays à agir, cet accord accroît les marchés pour des technologies propres innovantes dans le secteur de l’énergie, créé des emplois et de la croissance économique», ajoute la lettre.

«Les sociétés américaines sont bien placées pour dominer» ces marchés et «l’absence des États-Unis dans cet accord pourrait compromettre leur accès à ces débouchés en expansion», avancent encore les signataires.

Donald Trump a promis pendant sa campagne électorale de mettre fin à la participation des États-Unis dans cet accord conclu en décembre 2015 par 195 pays.

Outre les sociétés déjà citées, les autres signataires sont, parmi les américaines, General Mills (agroalimentaire), National Grid et Pacific Gas and Electric Company (électricité et gaz), en plus du géant anglo-néerlandais de l’agroalimentaire et des cosmétiques Unilever, du groupe pharmaceutique suisse Novartis et du français Schneider Electric.

Au total, ces firmes membres du groupe «Fortune 500» ont une capitalisation combinée de près de 2 500 milliards de dollars.

Par ailleurs le géant pétrolier américain ExxonMobil a récemment adressé un message à la Maison Blanche plaidant aussi pour le maintien des États-Unis dans l’accord de Paris.

Son ancien PDG, Rex Tillerson, devenu chef de la diplomatie américaine, a dit à plusieurs reprises être en faveur de rester dans l’accord.

Mardi, le ministre de l’Energie Rick Perry a déclaré qu’il recommanderait à M. Trump de maintenir les États-Unis, en renégociant l’accord.

La Maison Blanche a indiqué en mars qu’elle ferait connaître sa décision avant que M. Trump ne se rende au sommet du G7 en Italie les 26 et 27 mai prochain.