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L’UPAC s’intéresse à l’hôpital St. Mary

Un ex-cadre soupçonné d’avoir détourné 500 000$

Magdi Kamel, Ex-cadre
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L’hôpital St. Mary est en contact avec l’UPAC au sujet d’un de ses anciens cadres qu’il soupçonnait d’avoir détourné un demi-million de dollars appartenant à l’institution.

C’est la première fois que l’établissement confirme avoir fait des démarches avec les autorités policières. En octobre dernier, il a obtenu la saisie avant jugement d’une luxueuse propriété appartenant à Magdi Kamel. Il s’agit d’une procédure pratiquement jamais vue pour un hôpital.

L’homme, qui se fait aussi appeler Mike, a conclu une entente hors cour en avril. Le montant du litige au civil était de 510 000 $.

Entente hors cour

«Une entente hors cour satisfaisante a été conclue», a indiqué Sabrina Gariepy, la porte-parole du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal, qui chapeaute St. Mary.

L’hôpital s’est donc désisté de son recours au civil, mais ne peut donner de détails en raison d’une clause de confidentialité liant les deux parties.

L’UPAC dans le dossier

On confirme toutefois que les autorités policières sont informées de la situation. «Nous sommes en contact avec l’UPAC dans le présent dossier», soutient Sabrina Gariepy dans un courriel acheminé à notre Bureau d’enquête.

Rappelons que Magdi Kamel a démissionné de son poste de directeur des ressources matérielles en février 2016. En octobre, le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal a obtenu la saisie avant jugement de sa maison à Kirkland, alors en vente au montant de 875 000 $.

Kamel et sa conjointe avaient ensuite acquis un modeste bungalow pour 365 000 $, qui a aussi fait l’objet d’une saisie partielle une dizaine de jours plus tard.

Magdi Kamel était responsable de plusieurs contrats de rénovation et d’achat d’équipements. Il siégeait aussi au comité de vérification des finances de l’hôpital, où il avait notamment à approuver les rapports financiers.