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Tout le monde met la main à la pâte

Mélanie Blais et ses deux enfants, Noémie et Alexis, sont venus aider à remplir des sac de sables pour aider les sinistrés.
Photo Sarah Bélisle Mélanie Blais et ses deux enfants, Noémie et Alexis, sont venus aider à remplir des sac de sables pour aider les sinistrés.

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Enfants comme adultes remplissent des sacs de sable du matin au soir à Gatineau, dans l’espoir d’aider leurs voisins à tenir le coup face à l’eau qui ne cesse de monter.

«On voulait faire sa part [...] Et ça leur montre [aux enfants] que tout n’arrive pas tout cuit dans le bec », explique Mélanie Langlais en pelletant du sable dans un sac que tient son fils.

Dès la fin des classes hier, la résidente de Gatineau a traversé la ville pour rejoindre l’un des points de rassemblement des bénévoles, rue Saint-Louis. Sous la pluie battante, elle y a passé un bon moment à remplir des sacs de sable avec l’aide de ses enfants, Noémie et Alexis.

«Je viens de la Gaspésie. On est tissés serrés là bas et on s’entraide», s’exclame Mme Langlais.

Les Langlais sont loin d’êtres les seuls sur place. En compagnie d’une dizaine de membres de sa famille, Manon Bigras aide à remplir des sacs de sable. Ceux-ci sont ensuite livrés par son neveu aux maisons des sinistrés de Pointe-Gatineau.  Ces derniers les empilent par dizaines autour de leur demeure pour tenter d’endiguer l’eau qui monte.

«On est là tous les jours jusqu’à 22h», explique la résidente de Saint-Eustache venue aider sa mère dont la demeure est menacée par la crue des eaux.

«S’il n’y avait pas de bénévoles, on n’aurait pas de sacs de sable», déplore-t-elle. La Ville de Gatineau fournit les sacs et le sable, mais les citoyens remplissent les sacs, explique-t-elle.