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Les enfants ne votent pas

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Pendant deux jours, 600 personnes se sont regroupées pour discuter de l’avenir du Québec. Cet avenir c’est nos jeunes, nos tout-petits de 0 à 5 ans. Ne partez pas trop vite sur vos grands chevaux, ce n’était pas qu’un rassemblement syndical. En tout, 30 organisations se sont regroupées pour appuyer une déclaration commune affirmant l’importance de mettre la petite enfance au cœur de nos préoccupations en éducation.

Du Conseil du patronat aux organismes communautaires, en passant par la Commission de la protection des droits de la personne, tous ont appuyé massivement les différentes recommandations. Seule ombre au tableau: aucun parti politique n’était présent. Même pas celui à qui l’on doit cette politique familiale, le PQ, qui brillait par son absence.

Au cœur de nos choix

Lors de la première journée, l’absence des partis politiques a été mise à l’avant-scène par Vincent Graton qui, pendant son panel, a fait une interpellation directe pour connaître les observateurs présents. Le silence fut lourd.

Certes, il y a eu Mathieu Traversy, Manon Massé et le ministre de la Famille, mais ils ne sont restés qu’une ou deux heures. Ils n’étaient plus là pour ratifier la déclaration à la fin du sommet. De plus, la CAQ n’a même pas daigné envoyer un député pour faire de la figuration.

Pourtant, sur le même étage, les partis étaient tous présents pour les assises de l’UMQ.

Élections

Les enfants de 0 à 5 ans ne votent pas et leurs parents sont volatils lors des élections. Cependant, les groupes présents et les intervenants des services éducatifs à la petite enfance votent. Cette union nouvelle de plusieurs organisations pourra aussi faire pression lors des prochaines élections. Ils rappelleront que les enfants ne sont pas qu’un enjeu électoral, mais un projet de société plus rassembleur que les débats actuels à l’Assemblée nationale.