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Coupable du meurtre de son voisin

Amalan Thandapanithesigar<br>
<i>Coupable</i>
Photo d'archives Amalan Thandapanithesigar
Coupable

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Le Montréalais accusé d’avoir tué son voisin qu’il croyait voir tourner autour de sa femme a semblé être sous le choc lorsqu’il a été reconnu coupable lundi.

«Coupable de meurtre au second degré», a lancé le juré numéro 1 au procès d’Amalan Thandapanithesigar, après une semai­ne de délibération.

Les sept hommes et cinq femmes qui composaient le jury n’ont donc pas cru le meurtrier de 38 ans, qui avait parlé de «malchance» pour justifier la mort de Jeyrasan Manikarajah, un père de famille originaire du Sri Lanka, tout comme l’accusé.

Les deux hommes se connaissaient, sans toutefois être proches. Le 23 juin 2014, Thandapanithesigar aurait poignardé à six reprises son voisin dans une ruelle à côté de chez eux, dans le quartier Côte-des-Neiges, à Montréal. M. Manikarajah a subi six blessures, dont une au torse d’une profondeur de 18 cm.

Le meurtrier aurait donné des coups au corps gisant au sol, puis d’être allé boire une bière dans un bar avant de se faire arrêter.

Thandapanithesigar avait témoigné au procès, affirmant qu’il était convaincu que la victime tournait autour de sa femme.

Exaspéré par ce comportement allégué, Thandapanithesigar aurait alors dit deux fois: «Je suis humain, ne me fais pas devenir un animal.» L’accusé a expliqué que cela équivalait à dire «je vais te tuer».

Préméditation

Pour Me Dennis Galiatsatos, de la Couronne, il s’agissait d’une preuve que le meurtre était prémédité. Me Élise Pinsonnault, de la défense, a plaidé que l’accusé avait prononcé ces mots sous l’effet de la colère.

Le jury a tranché. Selon lui, le meurtre n’était pas prémédité.

Avec ce verdict, Thandapanithesigar a automatiquement écopé de la prison à vie. Il reste toutefois à déterminer combien de temps il devra purger avant d’avoir droit à une libération conditionnelle.

Cette période peut varier de 10 à 25 ans, et les avocats plaideront leurs recommandations sur la peine à infliger au meurtrier d’ici la fin du mois.

La Couronne envisage de faire témoi­gner des enfants de la victime, tandis que la défense n’a pas annoncé qui elle compte faire entendre.