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Forcée à sortir de chez elle pour la première fois en plus de 30 ans

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GATINEAU | Une femme qui souffre d’agoraphobie a dû quitter son logement pour la première fois depuis des décennies, hier, pour regagner la terre ferme alors que l’eau continuait de monter.

Diane Strasbourg faisait partie des derniers sinistrés de Gatineau à ne pas avoir été évacués.

Refus de partir

Linda Hamel attendait impatiemment que quelqu’un aille chercher sa belle-sœur, qui refusait de quitter sa maison depuis la montée des crues.

Avec de l’eau jusqu’au deuxième étage, Mme Strasbourg n’avait plus d’autre choix que d’évacuer, même si elle refusait de quitter son domicile.

«Ma belle-sœur souffre d’agoraphobie et elle refusait de sortir de la maison. Ça fait 35 ans qu’elle n’est pas sortie. Elle en est incapable. Le cœur pourrait lui lâcher. Nous avons réussi à la convaincre», a dit Mme Hamel en attendant celle qu’elle appel­le «sa sœur».

L’armée est là

Jornot Raboin, un voisin de Mme Strasbourg, a également décidé de quitter les lieux, mais il a dû y retourner pour chercher des médicaments.

«On vit ça, on n’a pas le choix de l’accepter. Ça ne donne rien de faire une dépression», lance l’homme exté­nué.

L’armée est arrivée en renfort hier à Gatineau. Les soldats aidaient plusieurs familles à évacuer, comme celle des Badanani, qui s’est également résignée à partir.

«L’eau s’en vient jusqu’à la cuisine, alors on a décidé d’évacuer. On croyait que ça allait s’améliorer, mais là, on doit penser à notre vie. La situation s’est dégradée et on ne sait plus quoi faire», a partagé Mélanie Badanani.