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Pitbull abattu par les policiers à Laval: une femme arrêtée pour menaces de mort

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MATHIEU WAGNER/AGENCE QMI

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Une femme a été arrêtée pour avoir proféré sur les réseaux sociaux des menaces de mort à l'endroit des policiers de Laval qui ont abattu un pitbull samedi.

L’internaute, dans la trentaine, a été libérée sous promesse de comparaître. Un homme sera lui aussi arrêté au courant de la journée pour avoir rédigé des propos menaçants sur internet relativement au même événement.

Depuis la médiatisation de l’intervention policière, des milliers de commentaires haineux ont été publiés sur les réseaux sociaux. Le directeur de la police de Laval a tenu à expliquer les faits lors d’une conférence de presse lundi matin au quartier général.

Pierre Brochet a réaffirmé que ses agents ont toute sa confiance et a répété qu’il n’accepterait jamais qu’on tienne ce genre de propos à l’endroit de son équipe.

«Les policiers ont un métier très difficile et doivent réagir en une fraction de seconde, a-t-il dit. Je ne vais jamais tolérer qu’on fasse des menaces envers mes policiers.»

Un mafieux ciblé

Samedi peu avant midi, deux suspects encagoulés se sont présentés chez Francesco Del Balso, un mafieux bien connu des autorités. Ils ont proféré des menaces et pointé une arme sur sa femme et sur un homme de 21 ans. Un enfant de 12 ans était également présent sur les lieux. À l’arrivée des policiers, les deux hommes ont pris la fuite et une poursuite policière s’est enclenchée.

Ils ont été interceptés dans la bretelle de l’autoroute 440 Ouest peu de temps après.

«C’est une intervention de très haute intensité, a mentionné le directeur Brochet. Tu es devant une situation où tu sais qu’il y a eu invasion de domicile, tu as deux suspects armés, tu connais l’adresse où ils sont allés et tu dois les arrêter.»

Alors que les trois agents étaient en train de menotter les hommes, un pitbull est sorti du véhicule et se serait montré agressif. Le chien aurait par la suite tenté de «charger» un agent et c’est à ce moment qu’une première balle a été tirée sur l’animal. Voyant la bête agoniser, les policiers auraient tiré deux autres fois pour mettre fin à ses souffrances.

«J’ai moi-même parlé aux policiers impliqués et c’était vraiment un geste d’empathie», a précisé le directeur Brochet.

Les deux hommes arrêtés doivent comparaître aujourd’hui au palais de justice de Laval.