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Les cagoulards armés voulaient voir le mafioso Del Balso

Trois membres de sa famille ont été menacés et violentés dans leur maison

Francesco Del Balso, Ciblé
Photo d'archives Francesco Del Balso, Ciblé

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Le mafioso Francesco Del Balso a possiblement échappé à la mort, samedi midi, quand deux cagoulards armés qui le cherchaient en vain dans sa maison de Laval s’en sont plutôt pris à trois membres de sa famille.

Marc Laflamme Berthelot, 33 ans, et David Cormier, 25 ans, qui ont dû répondre à 18 chefs d’accusation hier, auraient spécifiquement demandé à voir Del Balso dès que sa conjointe leur a ouvert la porte, a appris Le Journal.

Il aurait dû être là

Mais l’ex-homme fort du clan Rizzuto ne se trouvait pas à sa résidence du quartier Vimont. Del Balso était alors en liberté sous surveillance des services correctionnels depuis deux mois après avoir passé neuf ans derrière les barreaux à la suite de l’opération Colisée de la GRC.

Il était même parti sans le bracelet électronique muni d’un GPS permettant aux autorités de le suivre à la trace et qu’il s’était engagé à porter en tout temps avant d’obtenir sa libération conditionnelle.

Armés d’un revolver, les intrus, qui habitent à Montréal, ont alors fait un mauvais parti à la conjointe de Del Balso et à deux de ses fils.

La dame et son aîné, âgé dans la vingtaine, se sont fait braquer l’arme dans leur direction et ont été roués de coups, d’après nos informations.

Le cadet de la famille, âgé de 12 ans, a aussi eu le canon du revolver pointé vers lui, selon les accusations.

C’est Francesco Del Balso lui-même qui a alerté le 911 après avoir été avisé par message texte que quelque chose de grave se passait chez lui.

Les cagoulards se sont enfuis à l’arrivée des policiers de Laval, mais ils ont été capturés après une courte poursuite.

Del Balso a été ramené au pénitencier pour avoir enfreint ses conditions. Ayant pris ses distances de la mafia montréalaise, il avait déjà répété aux autorités qu’il ne craignait pas d’être la cible d’un règlement de compte comme son ex-associé Lorenzo Giordano, abattu à Laval le 1er mars 2016.

Pitbull abattu

Détenus jusqu’à nouvel ordre, les présumés assaillants sont inculpés de séquestration, de voies de fait armées, de menaces, de vol qualifié, d’introduction par effraction, de port de déguisement et de conduite dangereuse. Berthelot a déjà écopé de quatre ans de prison pour conduite dangereuse et tentative de fuite en 2013.

Pendant qu’ils se faisaient passer les menottes samedi, lui et son complice ont aussi perdu leur pitbull, qui est sorti de leur véhicule et s’est rué sur les policiers avant d’être abattu.

À la suite de cet incident, une femme et un homme seront par ailleurs accusés d’avoir proféré des menaces de mort envers les policiers lavallois sur les réseaux sociaux.