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Bon Cop, Bad Cop 2 : pari réussi

Bon Cop Bad Cop 2
Photo Courtoisie Bon Cop, Bad Cop 2 prend l’affiche vendredi.

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Patrick Huard aura mis plus de 10 ans de travail avant de pouvoir offrir une suite de la comédie à succès Bon Cop, Bad Cop. Mais l’attente aura valu la peine: drôle, captivant et spectaculaire, son Bon Cop, Bad Cop 2 est une belle réussite qui devrait faire un tabac dans les salles de cinéma ce printemps.

Les rôles sont inversés

L’intrigue du nouveau film se déroule une dizaine d’années après celle du premier. David Bouchard (Patrick Huard) et Martin Ward (Colm Feore) doivent de nouveau faire équipe, mais cette fois, c’est Bouchard qui doit obéir aux ordres de Ward, qui est devenu officier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Sous la direction de Ward, Bouchard tentera d’infiltrer un réseau de vol de voitures de luxe derrière lequel semble se cacher une opération terroriste.

Une intrigue mieux construite

Pour cette suite tant attendue, Patrick Huard a passé de nombreuses années à peaufiner son scénario et à amener l’humour et les gags du nouveau film à un autre niveau, et ça paraît. Mieux construite et plus étoffée que celle du premier film, l’intrigue de Bon Cop 2 est parfaitement rythmée et comprend le bon dosage d’action et d’humour avec une petite touche de tendresse et d’émotion. On ne s’ennuie pas une secon­de.

Allez hop, cascade!

On dit souvent des cinéastes québécois qu’ils réussissent à faire beaucoup avec peu du fait des budgets limités dont ils disposent. Même s’il manœuvrait avec un budget important pour un film québécois (12 millions $), le réalisateur Alain DesRochers (Nitro) a réussi des petits miracles dans Bon Cop, Bad Cop 2.

Les scènes d’action et de poursuite qu’il a réalisées n’ont rien à envier aux séquences du genre qu’on retrouve dans des productions hollywoodiennes dotées de budgets 10 fois plus importants. Riche en explosions, en cascades palpitantes et en effets visuels, le film en met plein la vue et n’a jamais l’air d’avoir été tourné avec les moyens du bord.

La chimie opère

La recette d’une bonne comédie policière repose sur la complicité et l’efficacité du duo qu’elle met en vedette. Et avec le tandem Patrick Huard-Colm Feore, on est bien servis. Au sommet de leur forme, les deux complices ont eu un plaisir évident à retrouver leur personnage et leur énergie est contagieuse. Les moments de franche rigolade sont nombreux et efficaces, mais les deux acteurs surprennent aussi en jouant certaines scènes touchantes. La séquence où les deux hommes sont enfermés ensemble dans le poste de police d’une petite ville américaine s’avère particulièrement jouissive.

LE VERDICT

Faire une suite au plus gros succès commercial de l’histoire du cinéma québécois (12 millions $ au box-office en 2006) était une entreprise risquée. Mais en prenant le temps de bien faire les choses et en s’assurant de renouveler et d’améliorer la formule gagnante du premier film, Patrick Huard et sa bande ont réussi leur pari. Divertissement de haut calibre, véritable feu roulant d’action, d’émotions fortes et d’humour, ce Bon Cop, Bad Cop 2 est encore meilleur que le premier film et est très certainement à la hauteur des attentes.

Un nombre record d’écrans

Avant même d’avoir pris l’affi­che, Bon Cop, Bad Cop 2 a déjà fracassé un premier record. En sortant vendredi sur 236 écrans au Canada, dont 151 au Québec, la comédie d’action écrite par Patrick Huard aura droit à la plus grosse sortie de l’histoire du cinéma québécois.

Avec ce total de 236 écrans répartis à travers le pays, Bon Cop, Bad Cop 2 bat un vieux record qui avait été établi en novem­bre 2005 par le drame sportif Maurice Richard. Ce genre de sortie très large est généralement réservé aux grosses productions hollywoodiennes.

«Ça va être une énorme sortie, indique en entrevue Patrick Roy, le président de Films Séville, qui distribue le film en salles.

«Bon Cop 2 est un film populaire qui a été conçu pour le public et on voulait qu’il se retrouve dans tous les marchés dès le premier week-end. Il y a même des cinémas au Québec où le film sera présenté dans plusieurs salles en même temps. C’est rare qu’on fasse ça avec des films québécois.»

Un film solide

Si les gens de Films Séville ont pris la décision de lancer Bon Cop, Bad Cop 2 sur autant d’écrans, c’est parce qu’ils sentent que le film est assez solide pour remplir toutes ces salles.

«On a présenté le film au public dans différentes villes depuis une semaine et la réaction est vraiment très bonne. Les propriétaires de salles ont aussi accueilli le film avec enthousiasme. S’ils ont accepté de donner autant de leurs écrans à Bon Cop 2 pendant un mois aussi achalandé qu’en ce moment, c’est parce qu’ils croient très fort au film eux aussi.»

Sorti à l’été 2006, le premier Bon Cop, Bad Cop avait connu un succès monstre, récoltant 12 millions $ au box-office cana­dien (un record pour un film québécois). Même si les attentes sont grandes pour la suite, Patrick Roy jure qu’il ne s’est pas fixé d’objectif en termes de résultats au box-offi­ce: «On ne voulait pas se mettre de chiffres précis en tête parce que c’est très difficile de prévoir ce que le film va faire [au box-office]. Notre objectif, c’est d’attirer le plus de gens possible dans les salles le premier week-end.»

► Bon Cop, Bad Cop 2 prend l’affiche vendredi.

Bon Cop, Bad Cop

★★★★

  • Un film d’Alain DesRochers
  • Avec Patrick Huard, Colm Feore, Lucie Laurier et Mariana Mazza.