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Galchenyuk: attention!

Lightning c. Canadiens
Photo d’archives Martin Chevalier Selon certaines rumeurs, le Canadien chercherait à se départir de son jeune attaquant Alex Galchenyuk.

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L’information provient de Georges Laraque, 91,9 Sports, et elle résume les nombreux problèmes qu’aura à résoudre Marc Bergevin pendant l’entre-saison.

Il appert que le Canadien aurait l’intention de se départir d’Alex Galchenyuk et de Nathan Beaulieu.

Le plan de Marc Bergevin serait de passer aux actes au cours des prochaines semaines. Faut-il s’en étonner?

Pas du tout. Surtout pas dans le cas de Beaulieu.

Les deux joueurs ont causé suffisamment de soucis aux décideurs du Canadien que, parfois, il n’y a plus de point de retour. Il faut réagir. Par contre, il faut comprendre qu’il y a toujours un risque quand vient le temps d’échanger deux jeunes joueurs. Surtout des patineurs réclamés au premier tour, ce qui laisse une tache aux dossiers des recruteurs de l’équipe. Ont-ils vraiment accumulé toutes les informations pertinentes?

On ne s’attardera pas trop sur le dossier de Beaulieu. S’il n’a pas disputé le dernier match à New York, on peut difficilement croire qu’il a un poste qui l’attend à l’automne quand s’ébranlera la prochaine saison.

Beaulieu a commis des fautes impardonnables pour un athlète professionnel. Il a atteint la Ligue nationale, mais il a oublié de faire le saut dans le monde des adultes responsables.

Quand on accepte un contrat, il y a des responsabilités qui l’accompagnent. Beaulieu les a oubliées dans le fond du tiroir.

Galchenyuk a lui aussi «oublié» certaines règles du jeu à l’extérieur de la patinoire. On dira qu’un athlète professionnel peut faire ce qu’il veut avec sa vie privée, mais, en bout de ligne, il doit aussi répondre au statut que son employeur lui a confirmé par le biais d’un contrat de plus de 2 millions $ par saison.

Par contre, le jeune attaquant soulève des interrogations. Doit-on lancer la serviette? Peut-on le ramener sur les rails? Après tout, il y a 18 mois, il terminait l’année avec une récolte de 30 buts.

Que s’est-il passé depuis? Il était parmi les 10 meilleurs pointeurs de la Ligue nationale avant cette blessure subie à Los Angeles en fin de novembre 2016. Ses exploits de la saison précédente n’étaient donc pas un feu de paille et il avait chassé les doutes à savoir qu’il avait connu une bonne fin de saison alors que son équipe n’allait nulle part. Donc, qu’il fallait garder des réserves dans l’analyse des résultats.

Au retour, ce fut la culbute.

Autant sur la patinoire qu’à l’extérieur de la patinoire.

On pourrait dresser un parallèle entre Galchenyuk et Tyler Seguin, jeune joueur prometteur des Bruins de Boston. Après une dure série contre les Maple Leafs de Toronto, accusé d’avoir profité trop largement des attraits «touristiques» de la Ville reine, les Bruins et Peter Chiarelli décidèrent qu’on ne pouvait pas tolérer l’indiscipline. Bye Bye, Tyler.

Aujourd’hui, avec les Stars de Dallas, on le retrouve constamment sur la liste des 10 meilleurs pointeurs de la ligue.

C’est la raison pour laquelle je crois que Bergevin attendra une offre du genre «qu’il ne pourra refuser» si jamais il décide de libérer Galchenuyk de son association avec le Canadien. Si cette offre ne survient pas, il s’en remettra à la théorie : «Parfois, la meilleure transaction est celle qu’on ne complète pas.»

Il faudra être très prudent dans le dossier Galchenyuk.

Therrien et les Panthers

  • Michel Therrien est toujours un candidat pour le poste d’entraîneur-chef des Panthers de la Floride, mais quand vous consultez quelques observateurs de la Ligue nationale, il semble que la porte se referme lentement. Dale Tallon est loin d’avoir complété les consultations et les entrevues avec plusieurs candidats...
  • Tiens, tiens. Le propriétaire du Wild du Minnesota, Craig Leipold, estime que son organisation a commis une erreur en transigeant pour obtenir les services de Martin Hanzal. On ne peut pas le blâmer d’être déçu parce que Hanzal n’a pas répondu aux attentes et, aujourd’hui, on regrette d’avoir payé un prix élevé. Pourtant, le Wild devait savoir que Hanzal n’a jamais été une menace en attaque, qu’il a toujours évolué avec une équipe n’ayant pas tellement à composer avec la pression de gagner.