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Fin du travail à distance chez IBM

Bloc IBM
AFP

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ARMONK, N.Y. | Pionnière du travail à distance, la multinationale IBM veut maintenant contraindre ses employés qui travaillent de la maison à revenir au bureau à défaut de quoi ils devront se trouver un nouvel employeur.

Le géant informatique, surnommé Big Blue, a décidé vendredi d’en finir avec son populaire programme de mobilité de sa main-d’œuvre, selon le Wall Street Journal.

L’entreprise croit maintenant que le fait de travailler au bureau améliore la collaboration et accélère le rythme du travail. Un projet pilote a été mis en place dans certains services, notamment au sein de sa division Watson, du nom de son superordinateur.

L’entreprise a toutefois assuré que la nouvelle mesure n’en est pas une de réduction des coûts. Le «Wall Street Journal» rappelle qu’IBM fait face à 20 trimestres consécutifs de baisse des revenus.

Big Blue soutient toutefois que la nouvelle politique est la conséquence de l’évolution de ses activités.

Les travailleurs concernés ont reçu un avis de 30 jours pour emménager dans les locaux de l'entreprise qui, pour certains, se trouvent à des centaines de kilomètres de leurs maisons.

Pourtant, cette souplesse faisait la fierté de l’entreprise fondée en 1911 ans. Elle n’hésitait pas à s’en vanter, encore récemment dans un billet publié le 4 mai sur un blogue. «Le travail à distance fonctionne», peut-on lire sur le blogue Smarter Workforce de l'entreprise.

Dans le passé, la compagnie avait déjà laissé entendre que près de 40 % de ces 380 000 travailleurs se prévalait de ce programme.

La décision d’IBM rappelle celle prise par Yahoo! en 2013. La patronne Marissa Mayer avait décidé que tous les employés étaient obligés de venir au bureau.