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Le Monténégro deviendra le 29e membre de l’OTAN le 5 juin

Otan
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BRUXELLES - Le Monténégro doit devenir le 29e État membre de l’OTAN le 5 juin prochain lorsque ce petit pays des Balkans déposera les instruments de son accession à l’Alliance atlantique à Washington, ont indiqué jeudi des responsables de l’OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique nord).

Le Premier ministre monténégrin, Dusko Markovic, assiste déjà jeudi en tant qu’observateur au sommet de l’OTAN à Bruxelles où se rend pour la première fois le président américain Donald Trump.

Le Premier ministre monténégrin, Dusko Markovic, à son arrivée au sommet de l'OTAN
AFP
Le Premier ministre monténégrin, Dusko Markovic, à son arrivée au sommet de l'OTAN

«Mais je serai présent (à ses côtés) lorsque les documents pour rejoindre l’Alliance seront déposés à Washington», où est conservé le traité fondateur de l’organisation de coopération militaire fondée en 1949, a précisé jeudi matin le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

La cérémonie doit avoir lieu le 5 juin, selon des responsables de l’OTAN à Bruxelles.

Après la ratification officielle de l’adhésion du Monténégro par les Pays-Bas, le seul des 28 pays membres de l’OTAN à ne pas l’avoir encore fait, prévue le 1er juin, M. Stoltenberg pourra, par écrit, inviter ce petit pays à accéder au traité de l’Atlantique Nord.

En 2015, l’annonce de l’adhésion de ce pays de 600 000 habitants majoritairement slaves et orthodoxes avait entraîné des manifestations émaillées de violences, organisées par l’opposition prorusse.

Comme les négociations avec l’Union européenne, cet arrimage à l’Occident a été imposé par l’ancien Premier ministre Milo Djukanovic, maître du Monténégro de 1991 à fin 2016, quand il a passé la main à Dusko Markovic.

Avec le Monténégro, l’Alliance contrôle l’ensemble des côtes adriatiques puisque l’Albanie, la Croatie, la Slovénie et l’Italie font déjà partie de cette puissante organisation de coopération militaire.

Moscou avait jugé en avril que l’adhésion du Monténégro à l’Alliance atlantique «reflète la logique de confrontation sur le continent européen, la mise en place de nouvelles lignes de démarcation».