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Justice: 4 ans de prison pour un pacte de suicide raté

Brenda Pelletier-Bélanger, de Saint-Colomban,
PHOTO FACEBOOK Brenda Pelletier-Bélanger
Coupable

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Une jeune conductrice accusée d’avoir tué un homme lors d’un pacte de suicide raté à Mirabel a été condamnée à quatre ans de prison, vendredi.

Le juge Sylvain Lépine a ainsi approuvé la demande commune de la Couronne et de l’avocate de Brenda Pelletier-Bélanger. Il a également interdit à la jeune femme de conduire un véhicule pour une durée de cinq ans à compter de sa remise en liberté.

Dans la nuit du 8 octobre 2014, Brenda Pelletier-Bélanger et une amie avaient prévu se donner la mort en provoquant une collision. Après avoir consommé des stupéfiants, elles ont pris la route — Brenda Pelletier-Bélanger au volant — et ont percuté de face le véhicule de Jacques Beauchemin, 50 ans, qui est mort sur le coup. Les deux jeunes femmes s’en sont sorties avec plusieurs blessures, mais indemnes.

Remords sincères

Le juge a pris en compte le fait que Brenda Pelletier-Bélanger était âgée de 18 ans au moment des faits et qu’elle n’avait pas d’antécédents judiciaires avant de lui infliger cette peine de quatre ans d’emprisonnement.

«Son pacte de suicide est d’une profonde tristesse d’autant plus que sa propre sœur est décédée dans un accident de voiture, à quelques mètres de la collision dans le présent dossier», indique le juge dans sa décision.

Brenda Pelletier-Bélanger a également exprimé «des remords sincères» lors de sa comparution, note Sylvain Lépine, alors qu’elle s’était adressée aux proches de Jacques Beauchemin dans une lettre qu’elle a lue en cour.

«J’espère sincèrement qu’un jour, ils pourront me pardonner et continuer leur vie paisiblement», écrivait-elle dans sa lettre.

Proches dévastés

«Ce ne sera jamais assez pour moi, avait confié au Journal la conjointe de Jacques Beauchemin, Manon Arsenault. Jacques, c’était quelqu’un de bien; on riait toujours beaucoup ensemble et maintenant rien ne pourra le ramener.»

Cette dernière ne peut plus conduire de nuit, avait-elle expliqué, puisqu’elle craint que le même scénario se reproduise dans son cas.

«Peu importe la sentence qu’elle aura, nous, les proches de Jacques Beauchemin, c’est une sentence à vie que nous avons eue dans la nuit du 8 octobre 2014», écrit la sœur de M. Beauchemin, Lynda Beauchemin, dans une lettre qu’elle a lue à la cour.

– Avec la collaboration de Christian Plouffe