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Addison se défonce à 100%

Le capitaine a été la bougie d’allumage des Spitfires à la Coupe Memorial

S’il faut en croire ses coéquipiers et ses adversaires, Jeremiah Addison sera un meneur sur la glace et dans le vestiaire pour le Canadien.
Photo Agence QMI, Dominic Chan S’il faut en croire ses coéquipiers et ses adversaires, Jeremiah Addison sera un meneur sur la glace et dans le vestiaire pour le Canadien.

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WINDSOR | «Jeremiah se défonce le derrière comme jamais sur la glace. Il fait tout sur la patinoire. Ce n’est pas strictement un joueur offensif, c’est un gars fiable en défense. Il frappe et amène de l’énergie. Il est incroyable.»

Ce vibrant plaidoyer envers le capitaine des Spitfires de Windsor vient de Mikhail Sergachev, un autre espoir du Canadien, qui n’a pas peur de dire ce qu’il pense à haute voix.

Jeremiah Addison a disputé tout un tournoi de la Coupe Memorial pour l’équipe hôtesse. Avec ses cinq buts et six points menant à la finale du dimanche, son nom était sur toutes les lèvres à Windsor cette semaine. Il en était devenu la coqueluche.

L’espoir du Tricolore sélectionné au septième tour de l’encan 2015 figure aux côtés des grands producteurs offensifs des Otters et prochaines vedettes de la LNH, Dylan Strome, Taylor Raddysh et Alex DeBrincat.

Il y est parvenu grâce à son travail acharné. Après 44 jours de repos forcé ce printemps, il a été la bougie d’allumage des Spitfires. Il est dangereux en zone ennemie, il est l’un des patineurs les plus efficaces du tournoi en mission défensive et il frappe tout ce qui bouge.

«Je dois amener du leadership à cette équipe remplie de bons joueurs. Je fais mon travail dans les deux sens de la patinoire. Je mène par l’exemple», a soutenu Addison avant la finale, tout sourire, avec quelques dents en moins, bien évidemment.

Dans sa philosophie du hockey, il ne veut surtout pas brusquer les choses. S’il applique son style de jeu, les résultats viendront sans attendre.

«Je me donne toujours à 100 %. C’est peut-être pourquoi j’ai reçu autant d’attention dans ce tournoi. C’est peut-être un cliché, mais j’ai pris les choses les unes à la fois. C’est ce qui a fait mon succès et celui de l’équipe», a témoigné celui qui a marqué 24 buts et totalisé 43 points en 51 matchs cette saison.

Détermination à tout casser

Son instructeur prétend que l’attaquant de 20 ans n’est pas tuable sur la surface glacée. «C’est un infatigable travailleur. Il a toujours la pédale au plancher. C’est un gars très difficile à affronter, a expliqué Rocky Thompson, à propos de son cheval de course, qu’il voit comme le meilleur ailier de la OHL.

«Tout ce qu’il fait sur la glace, il le fait bien pour ses frères. C’est aussi celui qui colle le groupe dans le vestiaire», a ajouté celui qui était reconnu pour son intensité et sa robustesse dans sa jeune carrière. Avec ses antécédents de boxeur et de lutteur, Thompson ne reculait devant rien. Addison est construit sur le même moule. Il peut lâcher les gants quand il sent que c’est le moment, mais il est plus utile lorsqu’il est dans le feu de l’action.

«Tout le monde compte sur lui, c’est notre leader. Il est rapide et il est toujours dans le chemin de l’autre équipe. Je l’ai vécu, je sais ce dont je parle, a témoigné Jeremy Bracco, qui s’alignait avec les Rangers de Kitchener avant de passer chez les Spitfires.

«Je crois que le Canadien a un excellent joueur entre les mains, a ensuite mentionné l’espoir des Maple Leafs. Peut-être que je vais encore l’avoir dans les pattes plus tard.»

Simon Bourque, des Sea Dogs, a appuyé les propos de Bracco plus tôt dans ce tournoi. Il a connu Addison à l’été 2015, à leur premier camp de développement avec le CH. Il a donc rapidement observé la force de caractère de son nouvel ami et futur coéquipier dans l’organisation montréalaise.

«Il a tellement de hargne et de détermination qu’il est dangereux à affronter. Addy t’embête tout le temps et il peut voler la rondelle n’importe quand. Il ne lâche jamais», a relaté le défenseur des Sea Dogs de Saint-Jean.

Bonne première impression

On n’a pas deux chances de laisser une bonne première impression, dit-on. Addison l’a bien compris.

Devant Claude Julien et l’état-major du Canadien, mercredi, il a réalisé un tour du chapeau pour défaire les Otters.

«C’était énorme pour moi. Je n’avais jamais rencontré Julien. Je devais bien jouer, mais je ne voulais pas trop y penser. On ne sait jamais à quoi s’attendre dans ce milieu.»

En le voyant se défoncer sur la patinoire, Julien en a pris bonne note. L’an prochain, l’entraîneur du Bleu-Blanc-Rouge l’aura dans sa cour à Laval.