/entertainment/movies
Navigation

Junior Majeur séduit l’Abitibi

Coup d'oeil sur cet article

ROUYN-NORANDA | La production du film Junior Majeur n’est pas passée inaperçue en Abitibi alors qu’il s’agit du plus important film à être tourné dans cette région.

Des centaines de personnes ont participé au tournage samedi et dimanche à l’aréna Iamgold où évoluent habituellement les Huskies de Rouyn-Noranda de la Ligue junior majeure du Québec.

D’ailleurs, les Huskies seront très présents dans le film alors que la majorité des scènes de hockey sont tournées en Abitibi. Le match final du film se déroulera en Abitibi.

La suite de Pee-Wee 3D est un des films québécois les plus attendus cette année et prendra l’affiche à la fin novembre.

Cinq ans après leur victoire au tournoi pee-wee de Québec, les fans pourront y retrouver Janeau Trudel (Antoine-Olivier Pilon) et Joey Boulet (Rémi Goulet) qui ont maintenant 18 ans et tentent de se faire remarquer par des équipes de la Ligue nationale.

«Au Québec, c’est quand même rare comme acteur que tu peux rejouer le même personnage six ans plus tard dans son histoire et dans une période de temps où il y a autant de changements. Joey est passé du début de l’adolescence à l’âge adulte», a raconté Rémi Goulet.

Encore une fois, la relation entre Joey et son père Luke (Claude Legault) sera un des éléments centraux du film.

D’ailleurs, dans une des scènes, la mascotte des Huskies, Lappy, semble avoir un malin plaisir à taquiner le père de Joey.

Les nostalgiques pourront également retrouver le personnage de Julie Morneau (Alice Morel-Michaud), qui n’est cependant plus gardienne de but, mais est devenue journaliste sportive.

Patrice Robitaille campe le rôle du coach Lapointe, l’entraîneur des Huskies. «C’est tripant de faire un film avec les vrais logos, les vraies équipes et dans les villes où le hockey junior est roi», a-t-il dit.

Défi logistique

Le tournage du film est un défi logistique alors que la production se déplacera à Saguenay et ­Sherbrooke en plus de Rouyn-­Noranda.

«On ne tourne pas assez dans les régions au Québec. Je tenais à aller dans les vrais arénas où jouent les équipes Junior majeur. Ça va ajouter beaucoup de réalisme au film. Oui ça coûte plus cher, mais ce sera authentique et c’est ce qu’on voulait», a dit le producteur Christian ­Larouche.

Junior Majeur se distinguera des autres films de hockey grâce à une technique de tournage unique. Un patineur de vitesse professionnel a été engagé pour suivre l’action. Selon M. Larouche, ça devrait faire en sorte que les spectateurs auront l’impression d’être réellement sur la glace avec les joueurs. «On est vraiment fier de cette innovation», a souligné le producteur.

Visibilité

Le film sera une belle vitrine pour la LHJMQ, mais en particulier pour les Huskies, qui évoluent dans un petit marché.

Ça fait deux ans que la production est en contact avec les Huskies pour préparer le tournage.

«C’est vraiment majeur d’avoir cette visibilité-là pour Rouyn-­Noranda. C’est le genre de chose qui ne s’achète pas et c’est le fun que la production ait pensé aux régions éloignées parce que c’est un peu ça la réalité du hockey ­junior», a dit Jacques Matte, ­président du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.

 

La première du film à Rouyn-Noranda

ROUYN-NORANDA | C’était écrit dans le ciel, mais c’est maintenant confirmé: la première de Junior Majeur aura lieu en octobre lors du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.

Pour le producteur de Junior Majeur, Christian Larouche, ça ­allait de soi de ­présenter le film lors du 36e Festival de ­cinéma.

Christian Larouche
Photo David Prince
Christian Larouche

Collaboration

«On ne sait pas si ce sera présenté en ouverture ou en fermeture, car il faut d’abord terminer le film. Mais c’est certain que ce sera présenté au Festival. On doit bien ça à Jacques Matte (le président du ­Festival)», a dit M. Larouche.

L’équipe du Festival a collaboré pour préparer la venue de la production en Abitibi.

«On n’a pas de Bureau du ­cinéma en Abitibi. Alors, nous avons donné un coup de main pour tout ­planifier et pour trouver des figurants. C’est une très belle vitrine pour la ­région», a lancé Jacques Matte.