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Il délaisse les chiffres pour photographier la Gaspésie

Un étudiant en actuariat de 25 ans a tout arrêté pour vivre simplement proche de la nature

Éric Deschamps, avec son appareil photo en main, capture les beautés de la région en Gaspésie. Il a croqué sur le vif un orignal dans la neige, la beauté du coucher de soleil et la majestuosité des aurores boréales.
Photo courtoisie Éric Deschamps Éric Deschamps, avec son appareil photo en main, capture les beautés de la région en Gaspésie. Il a croqué sur le vif un orignal dans la neige, la beauté du coucher de soleil et la majestuosité des aurores boréales.

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Éric Deschamps a laissé tomber une brillante et payante carrière d’actuaire toute tracée pour photographier les beautés de la région de la Gaspésie.

«J’avais un mode de vie très axé sur la performance dans mes études et au travail. Il fallait toujours en faire plus, toujours donner plus. Dorénavant, j’ai le temps de prendre le temps», souligne le jeune homme de 25 ans.

M. Deschamps avait un rythme de vie effréné. Il cumulait 25 h à 30 h de travail par semaine chez Apple en plus de ses études en actuariat à temps plein.

«Je me couchais à minuit ou 1 h du matin et me levais le lendemain à 6 h. Maintenant, si je me couche à cette heure-là, c’est pour voir des aurores boréales ou la Voie lactée», souligne-t-il.

Fatigue

C’est au début de sa deuxième année en actuariat à l’UQAM que le jeune homme s’est rendu compte que ce n’était pas la vie qu’il voulait.

«J’ai toujours aimé les chiffres alors je me suis lancé dans ce qu’il y avait de plus compliqué. Un moment donné, alors que j’étais vraiment fatigué parce que je dormais 3-4 h pour préparer des examens, je me suis demandé pourquoi je m’infligeais ça», raconte-t-il.

M. Deschamps n’est finalement pas allé à ses examens. Il est plutôt monté dans son kayak et a pris le temps de réfléchir.

Les astres semblaient alignés pour un nouveau départ, car son frère venait de lui proposer de louer un de ses logements qui venaient de se libérer à Cap-Chat en Gaspésie.

Éric Deschamps, avec son appareil photo en main, capture les beautés de la région en Gaspésie. Il a croqué sur le vif un orignal dans la neige, la beauté du coucher de soleil et la majestuosité des aurores boréales.
Photo courtoisie Éric Deschamps

Il y a un an, il a donc laissé la frénésie de la ville pour aller s’installer à quelque 700 km de Montréal.

Éric Deschamps a trouvé son petit bonheur, derrière une lentille, dans la forêt gaspésienne.

Découvert sa passion

Il a découvert cette nouvelle passion après avoir diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo de grands orignaux en pleine nature qui a été vue plus d’un million de fois.

Éric Deschamps, avec son appareil photo en main, capture les beautés de la région en Gaspésie. Il a croqué sur le vif un orignal dans la neige, la beauté du coucher de soleil et la majestuosité des aurores boréales.
Photo courtoisie Éric Deschamps

«Je savais que j’aimais la nature, mais je n’avais pas le temps de faire du plein air. Je n’avais pas non plus touché à une caméra et je n’avais jamais vu un orignal en vrai de ma vie ni même regardé le ciel une fois», indique-t-il.

À travers ses photos d’animaux sauvages, de paysages magnifiques ou de ciel étoilé, il est véritablement tombé amoureux avec la région qu’il habite maintenant et souhaite encourager les touristes à venir et les Québécois à s’y installer.

Promouvoir la région

M. Deschamps ne vit pas encore de sa passion de la photographie, mais il s’est trouvé un emploi qui l’amène à côtoyer les touristes et la nature, bien loin du stress d’avant.

Il travaille présentement comme préposé à l’accueil à l’Auberge de montagne des Chic-Chocs, située 615 m d’altitude, au cœur de la réserve faunique de Matane.

Éric Deschamps, avec son appareil photo en main, capture les beautés de la région en Gaspésie. Il a croqué sur le vif un orignal dans la neige, la beauté du coucher de soleil et la majestuosité des aurores boréales.
Photo courtoisie Éric Deschamps

«J’ai toujours cru que l’argent faisait le bonheur, mais je réalise que ce sont les gens que tu rencontres et les expériences que tu vis qui te rendent heureux. Je ne fais pas 100 000 $ par année, mais j’ai trouvé que la nature me comblait», souligne-t-il.

Son objectif est de pouvoir marier sa passion pour la photo et son désir de faire découvrir la région.

«Je suis en train de faire le tour pour trouver les plus beaux endroits. J’aimerais ensuite organiser des expéditions pour les faire découvrir à des gens qui aiment la photo ou aux touristes, un genre de guide-accompagnateur-photographe», souhaite-t-il.