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Une unité de soins flambant neuve vide depuis des mois

Les installations aménagées au coût de 6 M$ inutilisées, faute de médecins

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Presque un an après son inauguration, une nouvelle unité de soins de longue durée aménagée au coût de 6 millions $ à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec (IUSMQ) est toujours déserte, faute de médecins.

«On est toujours au même point. On attend la couverture médicale pour que des résidents hébergés au CHSLD Saint-Augustin puissent déménager dans cette nouvelle unité. Nous travaillons activement pour trouver un médecin», confirme la porte-parole du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Annie Ouellet.

Située au J-5000, cette unité compte 42 chambres individuelles, 11 chambres de deux personnes, ainsi qu’un espace intime pour les soins de fin de vie. Ces installations spacieuses répondant aux meilleures normes en matière d’hébergement ont été présentées à la presse en juin 2016.

Hébergement transitoire

En octobre, elles devaient accueillir, sur une base volontaire, 64 résidents âgés du CHSLD Saint-Augustin, à Beauport. Il est prévu que les équipes de travail accompagnent les aînés dans leur nouvel environnement. Toutefois, aucun médecin n’a accepté jusqu’ici de suivre les résidents à l’IUSMQ.

Depuis son aménagement, il y a près de trois ans, l’unité J-5000 a servi ponctuellement à de l’hébergement transitoire.

Par ailleurs, neuf lits de psychiatrie ont été retranchés à l’hôpital de l’Enfant-Jésus. Sept d’entre eux ont été transférés à l’hôpital du Saint-Sacrement et deux à l’IUSMQ.

« Éliminer les chambres triples »

«L’objectif est d’éliminer les chambres triples en psychiatrie. L’hôpital de l’Enfant-Jésus était le seul endroit où il y en avait encore», rapporte Karine Primard, du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Bien que situés dans les hôpitaux du CHU de Québec, les services de psychiatrie relèvent du CIUSSS. À l’Enfant-Jésus, on a converti les chambres triples en deux salles d’enseignement.

Les 35 lits de psychiatrie restants sont appelés à quitter l’hôpital d’ici la construction du nouveau complexe hospitalier. Même chose pour l’urgence psychiatrique.