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Jamaïque: une visite chez Bob Marley

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Photo Agence QMI, Lise Giguère Pour environ 120 $ canadiens, les touristes peuvent visiter le village natal de Bob Marley, Nine Miles. La visite commence par la maison où la mère de Bob a vécu jusqu'à sa mort.

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MONTEGO BAY, Jamaïque | Figure légendaire du reggae et du mouvement rastafari, Bob Marley est un incontournable en Jamaïque. Le 6 février, jour de sa naissance, est même devenu le «Bob Marley Day», une journée fériée. Pour de nombreux voyageurs, un pèlerinage au petit village qui l’a vu naître et où il repose en paix est à ne surtout pas manquer. En route vers Nine Miles.

De Montego Bay, il faut compter environ trois heures de route pour se rendre à Nine Miles, par un chemin tortueux et étroit, qui n’est autre que le lit d’une ancienne rivière. Détournée après le tremblement de terre de 1907, cette dernière a été pavée et est devenue la route principale menant vers le village.

Ce chemin à travers la Jamaïque ­rurale exige des prouesses de notre conducteur qui se voit parfois dans l’obligation de céder la place à d’autres véhicules. On retient notre souffle, car les vues spectaculaires sur la montagne et la forêt tropicale cachent de nombreux et profonds ravins.

Le village de Bob Marley

On pourrait presque dire que l’on «sent» qu’on est arrivés à Nine Miles tellement l’odeur caractéristique de la ­marijuana flotte dans l’air. Nous rejoignons Crazy, un guide que l’on peut qualifier de coloré, original et très ­détendu. Il nous accueille avec une belle nonchalance, une démarche chaloupée et en parlant si lentement que même ceux qui ne parlent à peu près pas ­l’anglais arrivent à suivre.

Crazy
Photo Agence QMI, Lise Giguère
Crazy

Son admiration pour Bob Marley, né ici en 1945, est sincère et empreinte de respect, ce qui ne l’empêche pas de ponctuer ses commentaires d’anecdotes amusantes. Après quelques minutes à écouter ses explications sur l’artiste, sur les rastafaris et leur mode de vie, tout le monde sourit. Est-ce vraiment dû aux paroles de Crazy ou aux vapeurs que l’on respire?

La visite commence par la maison où la mère de Bob, Cedella Marley Booker, a vécu jusqu’à sa mort en 2008. On peut y voir de nombreuses photos de famille, quelques meubles et des poupées qu’elle confectionnait. Crazy nous avoue que ces dernières lui donnent des frissons. Il n’a pas tort, leurs visages sont plutôt ­inquiétants.

Dans la maison où il a grandi, on peut toujours voir le lit d’enfant de l’artiste.
Photo Agence QMI, Lise Giguère
Dans la maison où il a grandi, on peut toujours voir le lit d’enfant de l’artiste.

On passe ensuite par l’église, le mausolée de Cedella et la petite maison où elle a élevé et donné naissance à Bob Marley (de son nom complet Robert Nesta Marley). On peut toujours y voir le lit d’enfant de l’artiste.

À l’extérieur, Crazy attire notre attention sur le rocher où Bob Marley aimait méditer et où il aurait même composé quelques-uns de ses succès.

Fumer avec Bob

Construit 10 ans après sa mort ­survenue le 11 mai 1981, le Mausolée de l’artiste accueille juste à côté, des milliers de visiteurs chaque année. Ses admirateurs viennent lui rendre un dernier hommage et... fumer un joint en sa compagnie. En effet, il semble qu’ils circulent autour de l’immense tombeau de marbre italien pour tenter d’établir une connexion spirituelle avec l’artiste, ­­lui-même grand consommateur.

En sortant du lieu, une autre pierre attire notre attention. On dirait un ­autel au centre duquel trône un plant de cannabis. Il faut dire que dans la culture rasta, cette herbe sacrée permet à l’âme de s’élever vers la spiritualité.

Au terme de cette visite fort instructive, Crazy (il jure que c’est son nom) nous ­offre un thé à la citronnelle et à la... ­marijuana.

Renseignements sur ce tour: www.nexustours.com. Le coût est de 89 $ US (environ 120 $ CAN). Ce prix comprend le transport par autobus, ­depuis les hôtels de Montego Bay, ainsi qu’un repas, l’entrée sur le site et les ­services d’un guide.