/news/society
Navigation

Marche funèbre pour animaux massacrés

Marche funèbre pour animaux massacrés
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Coup d'oeil sur cet article

Une centaine de militants pour les droits des animaux ont fait une cérémonie funèbre pour une dizaine de bêtes à la Place du Canada pour rendre hommage aux animaux morts pour l'industrie agro-alimentaire.

Dans le cadre de la journée pour les droits de animaux, des porteurs d’animaux morts se sont installés pour observer 5 minutes de silence.Pour Cara Parisien, porteuse d'un bébé cochon et militante anti-rodeo «c’était l’occasion de demander pardon à ces animaux. D’avoir le sentiment d’être proche d’eux.» Un moment d’émotion pour ces militants majoritairement vegan, qui militent dans leur quotidien pour réduire la consommation de produits animaliers.

La journée nationale du droit des animaux est aussi l’occasion de mettre l’accent sur la loi 54, adoptée en janvier 2015, pour améliorer la situation juridique des animaux. Une loi «pleine de failles» selon Amélie Ferland, cofondatrice du Droit Animalier du Québec (DAQ). «Cette loi oublie bon nombre d’animaux, ceux dans les élevages, sur les tests cliniques. C’est de la poudre aux yeux» explique-t-elle. Selon le DAQ, il faut appliquer cette loi pour tous les animaux, pas seulement pour les chiens et chats qui sont facilement reconnus comme des êtres sensibles et dotés d’une conscience.

C’est cette loi que la SPCA, le DAQ et les militants veulent faire appliquer sur le cas du Rodéo à Montréal. L’audition aura lieu le 19 juin et à pour but de faire interdire l’événement. Depuis janvier 2015, les animaux ne sont plus des biens meubles, mais des êtres avec des droits, visant à sécuriser leur bien-être et leur sécurité. « Le Rodéo présente un risque physique et d’anxiété important pour les animaux. La loi 54 n’est pas appliquée dans ce cas » selon Amélie Ferland.

Si l’audition n’a pas le résultat escompté, d’autres recours légaux sont possibles selon le DAQ.