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Accusé d’avoir piégé des femmes par Tinder

L’homme de 25 ans avait déjà leurré et agressé des ados

En utilisant le pseudonyme de «Xavier Grelier», Hugo Chaloux aurait envoyé cette photo de lui à certaines femmes rencontrées sur l’application de rencontres Tinder
Photo courtoisie En utilisant le pseudonyme de «Xavier Grelier», Hugo Chaloux aurait envoyé cette photo de lui à certaines femmes rencontrées sur l’application de rencontres Tinder

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Un délinquant sexuel qui a déjà été condamné pour avoir agressé 11 adolescentes aurait fait de nouvelles victimes, ciblées sur Facebook et Tinder.

Hugo Chaloux a été accusé lundi d’agression sexuelle, de voies de fait et d’avoir partagé des images intimes de sa présumée victime sans son accord.

Il revenait alors en cour au palais de justice de Longueuil, concernant un autre dossier d’agression sexuelle pour lequel il a été arrêté le 10 mai dernier par la Sûreté du Québec.

Actif sur les réseaux sociaux, le jeune homme de 25 ans de Sainte-Julie serait entré en contact avec des femmes sur Facebook et Tinder. Puis, il aurait forcé l’une d’elles à avoir une relation sexuelle complète lors de leur première rencontre. L’accusé aurait même utilisé la violence pour arriver à ses fins. Ses pratiques sexuelles auraient été qualifiées de «déviantes», a-t-on appris.

Pseudonyme

Il se serait présenté sous le pseudonyme de «Xavier Grelier» sur Facebook, et sous le nom de «Xavier» sur l’application Tinder. C’est un appel à la centrale d’informations criminelles de la SQ qui a mené les enquêteurs à lui passer une fois de plus les menottes aux poignets.

Des femmes dénonçaient en effet le comportement de ce «Xavier Grelier» sur les réseaux sociaux. Et au fil de leur enquête, les policiers ont découvert qu’il s’agirait en fait d’Hugo Chaloux.

Il lui était pourtant interdit d’utiliser un ordinateur «pour des fins sexuelles». Il a ainsi été accusé de non-respect des conditions, concernant différents dossiers.

D’autres victimes?

En 2012, il a en effet été condamné à deux ans de prison pour leurre informatique et agression sexuelle sur 11 adolescentes âgées de 13 à 17 ans. Alors résident de Saint-Jérôme, il était entré en contact avec elles sur internet, via des sites de rencontres.

À cette époque, l’enquête policière avait débuté après l’appel d’une intervenante scolaire qui avait eu vent, par certaines élèves, des agissements du jeune homme.

À la demande du juge, il avait dû purger au moins la moitié de sa peine avant d’être admissible à une libération. Chaloux est depuis inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité.

La police craint qu’il ait pu faire d’autres victimes, un peu partout dans la province. Chaloux aurait notamment été actif sur des groupes Facebook d’amateurs de moto sport touring. Il aurait aussi pu utiliser d’autres pseudonymes sur les réseaux sociaux.


  • Hugo Chaloux est détenu depuis son arrestation le mois dernier.
  • Toute personne détenant des informations à ce sujet peut contacter la centrale d’informations criminelles de la SQ au 1 800 659-4264.