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Coup de poing dans un bar: acquitté en plein procès

Gino Gagnon
Photo d'archives Gino Gagnon

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Le procès devant jury d’un Montréalais accusé d’avoir frappé un homme dans un bar a connu une fin abrupte ce jeudi, quand la Couronne a mis fin aux procédures avant même de clore sa preuve.

«Le ministère public a demandé de retirer l’accusation et les procédures prennent donc fin», a déclaré le juge Michel Pennou au jury, ce jeudi au palais de justice de Montréal.

Gino Gagnon, 27 ans, a donc pu quitter la salle d’audience complètement libre. S’il n’a pas voulu commenter l’affaire devant les médias, son sourire trahissait sa bonne humeur.

Le résident du quartier Anjou risquait pourtant gros au début de la semaine, lorsque son procès pour voies de fait graves a commencé. Il était accusé d’avoir frappé violemment un quinquagénaire à la suite d’une prise de bec au bar Lanjeu, dans Pointe-aux-Trembles, lors du jour de l’an 2014.

Contradictions

Sauf que lors des témoignages, la victime et un de ses proches se sont contredits.

«D’autres témoins à venir auraient livré des versions en contradictions avec celle de la victime», a ajouté l’avocat de Gagnon, Me Marc Labelle qui comptait soumettre la thèse de la légitime défense.

Et pour ne pas aider la cause, les images de l’altercation captées par des caméras de surveillance avaient été malencontreusement effacées.

«Avec la preuve que nous avions, nous n’étions plus en mesure de prouver hors de tout doute la culpabilité de monsieur Gagnon», a pour sa part expliqué Me Diane Mulinda.

Homicide

Dès le départ, Gagnon avait admis avoir donné un coup à la victime. Or, ce n’était pas la première fois qu’un événement du genre survenait dans la vie de Gagnon.

Quand il avait 18 ans, il avait déjà été arrêté pour un coup de poing au visage, mais celui là s’était avéré fatal. Gagnon avait alors plaidé coupable d’homicide involontaire et écopé de trois années de pénitencier, compte tenu de la détention préventive.

Un débat devait d’ailleurs avoir lieu dans son plus récent dossier, à savoir si le jury aurait pu ou non être mis au courant de cet antécédent judiciaire.

Mais compte tenu de la décision de la Couronne de mettre fin aux procédures, ce débat n’aura jamais lieu.