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Sebastian Vettel a joué de malchance

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MONTRÉAL | L’Allemand Sebastian Vettel a trimé dur, beaucoup plus que prévu, sous le chaud soleil plombant le circuit Gilles-Villeneuve, dimanche après-midi. Un accrochage tôt dans l’épreuve lui a coûté plusieurs places, mais il a limité les dégâts pour terminer au pied du podium et surtout conserver le sommet du classement des pilotes de Formule 1.

Le quadruple champion du monde a vu Max Verstappen (Red Bull) pratiquement gâcher sa course au complet quand il a accroché sa Ferrari pour lui subtiliser la deuxième place durant les premiers instants de l’épreuve. Aux prises avec un aileron avant et un pneu en piteux état, il en a été quitte pour une visite imprévue aux puits. Cela a ainsi réduit à néant les chances de victoire de la Scuderia, toujours en quête d’un premier succès sur l’île Notre-Dame depuis 2004.

«Trois voitures se trouvaient dans le virage 1 et ça ne pouvait pas fonctionner; j’étais en mauvaise position. Il y avait Lewis (Hamilton) devant moi et je ne pouvais pas freiner, au risque de le pousser. Puis, Valtteri (Bottas) était à ma gauche et Max est soudainement apparu à ma droite pour heurter l’aileron. Normalement, vous ne faites pas ça, puisque les risques de contact sont élevés», a dit Vettel.

«C’est malheureux, c’est moi qui ai écopé le plus.»

La remontée

Toutefois, le pilote germanique comptant 141 points cette saison – 12 de plus que Hamilton – ne s’est pas laissé abattre. Après s’être retrouvé en queue de peloton, il a remonté jusqu’au quatrième rang. Le détenteur de trois gains en 2017 a notamment dépassé trois concurrents, soit son coéquipier Kimi Raikkonen et les deux porte-couleurs de Force India, Sergio Perez et Esteban Ocon, au cours des 10 derniers tours.

«Évidemment, le début n’a pas été en notre faveur, mais je croyais toujours qu’on pouvait revenir en force et atteindre le podium. Aussi, quand j’ai rejoint le groupe de (Daniel) Ricciardo, Perez et Ocon, j’avais encore plus confiance. Néanmoins, il m’a manqué un tour», a-t-il déploré.

«Lorsque vous voyez le trophée défiler sous vos yeux pendant les hymnes nationaux, vous vous dites que c’est le prix à aller chercher. Je le voulais et je ne l’ai pas obtenu, a continué Vettel. C’est triste, mais il faut regarder vers l’avant.»