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Un abonné des FrancoFolies

Luc de Larochellière
Photo courtoisie, Panneton-Valcourt Luc De Larochellière

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Cette année, Luc De Larochellière en sera à sa 18e participation aux FrancoFolies. Pour l’auteur-compositeur, il va de soi de jouer à cet événement qu’il décrit comme «le grand festival de la chanson francophone». Le Journal a discuté avec l’artiste qui y présentera les pièces de son album Autre monde.

«Ça fait déjà 18 participations aux Francos?» Au bout du fil, Luc De Larochellière est un peu incrédule lorsqu’on lui sort ce chiffre. Depuis­­­ 1990, alors qu’il avait donné un spectacle avec Marie Philippe au Spectrum, l’auteur-compositeur est venu très régulièrement faire son tour aux FrancoFolies.

«À l’époque, la chanson francophone était partout, dit-il. Tous les festivals puisaient beaucoup dans les créateurs de chansons d’ici. Avec les années, ça s’est un peu transformé. Maintenant, les festivals sont beaucoup plus attirés par les groupes de reprises que par les artistes de chanson. Les noms québécois sont rendus moins gros sur les affiches. Les FrancoFolies ont ainsi pris plus d’importance pour la chanson francophone. C’est devenu le grand festival, la grande vitrine.»

Tour de force

Luc De Larochellière n’a pas hésité très longtemps lorsque l’occasion s’est présentée de faire sa nouvelle rentrée montréalaise aux FrancoFolies. ­«Habituellement, pour les concerts extérieurs aux Francos, on est rendu en fin de tournée. Là, je trouve ça intéressant d’arriver à Montréal en début de tournée. On en est seulement à notre ­quatrième représentation!»

Ce nouveau spectacle, bâti autour de l’album Autre monde, Luc De Larochellière le voit comme «un petit parcours en musique». En plus de ses récentes chansons, il est allé ­puiser dans tout son répertoire. «Contrairement à mon disque ­précédent, Un toi dans ma tête, l’album Autre monde est plus rythmé. Le défi avec le nouveau spectacle a été de le ramener à trois musiciens qui m’accompagnent. C’est un tour de force d’amener cet esprit-là à la fois folk rock et orchestral.»


► Luc De Larochellière fera la rentrée montréalaise de son spectacle Autre monde le samedi 10 juin, 19 h 30, à L’Astral. Pour les détails: ­francofolies.com.

 

Souvenirs des FrancoFolies

Le Journal a demandé à Luc De Larochellière ses souvenirs de cinq concerts des Francos auxquels il a participé dans le passé.

La fête à Montréal (1992):

«C’était le spectacle pour le 350e de Montréal. Ça avait eu lieu au ­Forum. Ils avaient ramené Beau Dommage à ce moment-là. Les sœurs McGarrigle étaient là. On avait fait une longue version d’Amère America

Sauver mon âme... La dernière scène (1992) :

«C’est un très gros souvenir. C’était le dernier show de ce qui avait été ma plus grosse tournée à vie. J’avais joué au-dessus de 250 spectacles. On était tellement rodés. C’est l’un des meilleurs shows que j’ai donnés dans cette tournée. Ce soir-là, on avait mis le paquet. On avait grossi le band

Luc De Larochellière et ses ­musiciens et... des invités (2002) :

«Ce trip-là avait commencé au Verre Bouteille en 2001. Je l’ai ­ensuite fait aux FrancoFolies en 2002 et 2003. C’était un show différent tous les soirs avec des invités. Ça se passait le jour même. C’était un marathon très épuisant, mais qui m’a fait faire de belles ­rencontres. C’était à la fois un trip de chanteur et de musicien. Il y a plein de gens qui sont passés, comme Stefie Shock, Yann Perreau et Alain Lefèvre. C’était toujours des trucs un peu improvisés.»

25 ans, 25 artistes, 25 chansons (2013) :

«Le spectacle pour les 25 ans des Francos. J’étais content d’être dans le lot des 25 artistes les plus marquants des 25 dernières années. Ils m’ont fait chanter Cash City, au-dessus de la foule, sur un lift. C’était vraiment beau, mais il ne fallait pas que je regarde en bas!»

Sept jours en mai (2016) :

«Ç’a été deux beaux soirs avec une gang exceptionnelle. C’était un grand plaisir d’auteurs-compositeurs, mais aussi un grand plaisir humain. C’était un gros trip et un beau show, pas juste pour nous, mais pour les gens dans la salle. On a fait 35 shows avec cette tournée. On était huit sur scène. Ça n’arrive plus, des tournées comme ça.»